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Le DROIT DE NE PLUS AIMER

Ma cousine m’a écrit hier soir. Elle est  dégoûtée,  dépitée,  déçue, démoralisée et brisée. Cet homme avec qui elle pensait construire sa vie ne partage pas les mêmes rêves qu’elle, ni les mêmes objectifs de vie. En colère,  frustrée et amère,  elle me confie  sa douleur, une plaie béante au  cœur. Je connais trop bien cette sensation de fin du monde où notre existence semble s’écrouler et nos plans tels un  château de cartes détruit par le vent sont éparpillés au sol.  Il (son désormais ex) m’a humilié et ridiculisé devant ma famille et la sienne assène –t-elle avec amertume et colère. 

               Je réfléchis à ce que je pourrais lui dire pour la consoler. En mon fort intérieur j’ai envie de lui dire une seule chose : une personne peut arrêter de nous aimer et cela ne fait pas d’elle un monstre où une mauvaise personne. Le privilège de la maturité, de l’expérience et des chagrins : j’ai appris que l’amour ne se force pas. Certes il s’entretient, se construit  et grandit mais seulement s’il existe une graine.  Mais il peut arriver, qu’il grandisse et s’arrête un jour. Dans la souffrance, j’ai réalisé que les gens pouvaient arrêter de m’aimer tout autant que je pouvais  arrêter de les aimer. « Happily ever after » formule erronée qui a induit en erreur des générations d’amoureux en les guidant aveuglément vers un chemin de rêves et d’espoirs brisés par une réalité pénible. On nous  a tellement appris à vivre à travers l’amour des autres que sans cet amour on pense être détestable.Erreur. Nous existions avant cet amour et nous existerons après.      

               Une personne a le droit de ne plus nous aimer et cela ne diminue en rien notre valeur, on ne brille pas moins parce que quelqu’un ne nous aime plus  et on ne doit pas arrêter de savourer la vie juste à cause d’une histoire d’amour interrompue. Arrêter d’être aimée ce n’est pas la fin d’une vie. Certes c’est déchirant et déprimant  mais souvent je pense que ce sont plus nos égos que nos émotions qui sont blessés. 

               Nous avons été conditionnés pour attendre cet amour de l’autre et des signes standards nous ont été  enseignés : battements de cœur effrénés, émotions complexes et désordonnées, désorientation et complicité amoureuse.  Ces moments où l’on se retrouve dans l’autre : miroir où pièce manquante de notre puzzle existentiel. Et là ce sont des longues périodes d’échanges intenses, des heures passées à se raconter intimement, des bonjours et des bonnes nuits romancées, des conversations exaltantes et même de belles disputes où incompréhension et désir de réconciliation se mêlent.  Ah c’est donc ça l’amour ? Deux âmes qui se retrouvent et se reconnaissent. On se met alors à concevoir la  vie à deux, de voyages merveilleux loin du quotidien, d’enfants qui nous ressembleraient, d’union fastueuse, de projets communs. On s’idéalise mutuellement et on refuse de voir l’autre imparfait. Si je l’aime et qu’il ou elle m’aime c’est que nous sommes parfaits l’un pour l’autre.

               Chemin faisant, pour certains quelques jours intenses, pour d’autres des mois de découvertes  et même des années de vie commune, on se réveille un matin. Ce jour fatal où l’autre nous a tourné le dos, quand nous même nous cherchons à partir loin de cet amour mourant. Ne plus aimer où ne plus être aimé ne transforme pas la personne qui n’aime plus  en un monstre sans cœur. C’est juste un humain qui a terminé son chemin avec nous. La vie doit  continuer avec nous-même.  Effrayante perspective pour beaucoup d’entre nous. Se retrouver seul sans l’autre. Devoir exister en dehors de l’idée de couple. Ce n’est pas la fin du monde ! Mais plutôt une opportunité de faire l’expérience de soi, de son malaise. C’est un moment d’intimité avec soi qui va nous grandir et nous rappeler que nous avons tant besoin de nous même avant de vouloir un Autre .

               C’est ainsi que je compris que ne plus m’aimer ne me diminuait en rien  mais c’était au contraire une chance pour grandir et me construire pour devenir la personne que je dois être, prête à accueillir avec sérénité les belles opportunités qu’offre la vie. 

               Certaines histoires d’amour doivent se terminer et ce qui compte c’est d’en sauvegarder les beaux souvenirs et les douces sensations.

 « Be Empowered because you are powerful »

 ©Naboulove

17/10/2018

Réveillez votre capital Sensualité à la Saint-Valentin !

 C’est le mois des zamours ! Passée la déprime de Janvier on attaque enfin le premier événement fun de l’année! La

copyright Kabibi

Saint-Valentin. Que vous soyez Célibattante ,Mariée ou en couple, c’est l’occasion de réveiller votre Capital « Séductrice ». J’entends déjà ma copine Gina, me demander Pour qui ? je n’ai personne à séduire. Ou ma cousine se plaindre «  Mon mari ne croit pas à ces histoires de Mundélés »… Et vous que croyez-vous ? Pour qui vous rendez-vous belle et désirable, si ce n’est d’abord pour vous-même et votre estime de soi. Qui a envie d’approcher une femme qui ne respire pas l’assurance ? –J’ai bien dit assurance les filles pas arrogance-. En tout cas pas les gagnants. Alors servez-vous de cette « Fêtes » importée des Etats-Unis comme d’une excuse pour d’abord un rendez-vous avec vous-même et si vous êtes en duo, créez l’évènement en pimentant le quotidien.

Un rendez vous avec soi
Que vous soyez seule ou accompagnée dans la vie, faites de la période de la Saint-Valentin une occasion pour vous pomponnez, vous câlinez et vous sentir belle. Le soin du visage repoussé depuis Novembre faute de temps, le tatouage des sourcils qui vous fait si envie mais que vous n’osiez pas faire, cette séance au Hammam dont vous rêvez mais que vous mettez toujours au lendemain. Kinshasa regorge d’instituts dédiés tout aussi bien au bien être qu’à la beauté de la femme. Alors revalorisez-vous et poussez les portes de ceux-ci pour votre plaisir. Réconciliez-vous avec votre aura sensuelle.

Cette année le Jour V aura lieu un lundi alors créez un événement entre filles, de préférence un lunch ou un brunch le samedi ou le dimanche précèdent . Des retrouvailles entre amies – mariées ou pas- sont toujours des évènements ponctués d’éclats  de rire et d’anecdotes croustillantes. Faites vous belles, de la tête aux pieds , habillez vous chic mais pas choc, et  surtout amusez vous, riez , blaguez et surtout soyez séductrice et séduisante, car vous ne savez jamais ou se cache l’homme de vos fantasmes les plus fous!

Un Duo Explosif
Vous êtes en couple, alors sortez de l’ordinaire lors de la traditionnelle sortie au restaurant ; que vous allez enflammer avec des petits plus: des sms chauds et coquins du type :« devine la couleur de mes dessous » ; le pied baladeur sous la table ;le regard de braise ; les clins d’œil suggestifs etc. Et ne vous laissez pas décourager par les moqueries de votre homme. Car malgré son sourire narquois, il adore ça et n’attends qu’une seule chose : se retrouver seul avec vous. Le cadeau n’est pas obligatoire, mais vous pouvez lui offrir  une belle carte et y écrire la liste de vos envies ou fantasme du jour.

 

Home sweet Home
Il ne veut pas sortir ? Alors ne vous découragez pas , soit vous lui préparez un bon repas pour deux , soit vous faites appel à un traiteur en sortant du travail. Faites vous une belle table à la maison , avec un bouquet de fleur, une belle nape, quelques bougies de couleurs, et dinez en tête à tête. N’hésitez pas à sortir vos dessous affriolants et  vos épices de femmes : Une nuisette, un collier de reins, une bougie parfumée, des accessoires coquins et câlins feront la différence ! Une nouvelle senteur plus chaude ambrée, musquée ou fruitée fera chavirer ses sens. Au son d’une musique suggestive, pourquoi pas « sexual healing » de Marvin Gaye ,une rumba langoureuse de Koffi ou une Morna voluptueuse de Cesaria Evora , guidez le ce soir la, soyez sensuelle et maitresse. Après le diner, vous pouvez le faire danser dans l’intimité de votre chambre et ensuite lui offrir un moment de détente inhabituel avec une huile de massage aux effluves de lavande ou de Néroli. N’ayez pas peur de lui susurrer des mots crus, et des mots doux, l’un après l’autre. Montrez lui une facette insoupçonnable et inavouée de votre personnalité. Surprenez le par votre creativité en l’embrassant à des endroits insolites. Décuplez  les sensations en le  caressant le avec un foulard en soie , un bout de coton, une plume! Ou en lui bandant les yeux ! Laissez vous allez sans avoir peur de sa réaction. Vous êtes seuls au monde, libre de vos préjugés alors laissez-vous aller complètement, chassez vos appréhensions et vivez cette soirée comme un moment de folie douce.

Maintenant que vous vous êtes réconcilié avec votre capital sensualité et séduction, entretenez le tout au long de l’année pour le plus grand bonheur de votre partenaire. Je vous souhaite une  torride Saint-Valentin !!

© Naboulove  article paru dans Kabibi Mag fev 2011

UN SOIR……by Yves Seri

Un soir dans l’ombre de ma chambre, je fis ce sombre rêve, ce triste rêve, que je vais aujourd’hui vous conter.

Une femme, la femme est un être vil et dangereux, qui pour des raisons obscures décide de détruire une existence.

Tel est ô mon lecteur le préambule de ma lettre.

Femme, mot doux, mot magique, qui renferme en son sein le philtre de l’existence, un jour je te vis beauté fatale, tu étais là, belle et triste, accroupie auprès d’un arbre, tu semblais si absente de ce monde, que j’ai décidé d’une seule voix de te redonner goût à la vie.

 

Tu semblais faible que j’avais peur que tu te brises au moindre souffle de vent, alors pour te protéger, j’ai décidé de faire de mon amour pour toi une cape solide qui te protégerait des intempéries de la vie et des turpitudes de l’existence.

Mais moi qui étais-je pour te prendre et faire de toi une vie, pour faire de toi ma vie?

Un homme, jeune homme épris de la beauté du monde, être de plaisir, vivant dans la luxure, je traînais derrière moi mon lourd fardeau d’une vie de plaisir et de débauche.

Emportant vers mon futur mes angoisses et mes rêves d’amour fou.

 

Homme du soir je cueillais la vie sans la croquer, n’ayant aucune saveur, je me complaisais à détruire des relations solides, préférant me contenter de l’éphémère plutôt que du durable.

J’avais cette soif de jouissance, ce désir de reconnaissance, partout et dans chaque endroit je voulais implanter ma marque, déterminer mon territoire.

Je feuilletais le livre de l’existence féminine avec une ardeur joviale et intéressée, pressé page après page de découvrir un autre monde, une autre fièvre, une autre folie.

J’ai bu la liqueur des femmes, me saoulant de leur jouissance et m’évadant la nuit les laissant seules et épleurées.

 

Ma vie cortège d’espoir et de désespoir, amalgame fortuit d’amour passager, de brèves étreintes, de folles jouissances.

J’ai puisé ici et là les joies et les souffrances pour mes jours vieux.

J’avais mal car j’étais en manque de sensations pures, de sentiments véritables, d’amour palpable.

Mon désir étais un ; je voulais aimer, je désirais que mon coeur s’enflamme pour un regard, se consume dans un baiser, et se ravive par des caresses.

J’étais en quête de ce monde magique où la soif assèche la bouche, où la douleur tord les tripes, où l’estomac se noue, où le coeur bat à tout rompre, où l’on a mal d’aimer aussi fort car l’on sait que le doute nous mangera à petit feu, détruisant nos certitudes, mais augmentant chaque jour la fièvre de la passion.

Je voulais aussi être capable de dire  » je t’aime  » sans ambages, je voulais sentir mon être se désarmer devant la vision du rêve, je voulais me voir fondre comme un iceberg au soleil devant la femme que j’aimerai, je voulais me nourrir d’une vie comme cette vie se nourrirai de la mienne, enfin être deux en voulant à chaque instant n’être qu’un.

 

C’est dans cette quête de l’idéal, cette recherche de l’amour, que je te vie:femme je te savais mienne.

Que de tourments avant de te déclarer ma flamme, chose que je connaissais point mais que j’ai appris à aimer avec délices, que de nuits cauchemardesques, de songes bizarres, cette peur qui m’empêchait de te parler, j’avais la peur de l’adolescent, ma fougue, ma belle assurance disparurent comme par enchantement, je me trouvais désemparé, âh comme j’aimais cela!

Mes premières phrases, tous ces balbutiements, ces phrases commencées mais jamais terminées, ce regard fuyant qui n’arrivait jamais à accrocher le tien, ton sourire devant ce comportement gauche, m’ enflait de gênes et me poussait à la fuite, à te fuir, alors que je ne voulais qu’ être avec  toi.


 

Enfin la délivrance : ce oui, cet assentiment où tu acceptais de devenir mienne, où pour une fois nos lèvres sont jointes dans un désir mutuel, avec fougue, avec passion.

J’étais comblé, le nuage du plaisir et de l’amour s’installaient dans mon existence, et le soleil irradiait ma vie de bonheur, fini l’orage et les pluies des viles étreintes passées; bonjour le renouveau.

Que de joies à peine dissimulées, je voulais et je criais au monde entier mon bonheur, ma jubilation était sans faille.

Comme j’aimais les nuits passées auprès de toi, maudissant à chaque instant le jour qui pointe annonçant la douce séparation, j’allais mélancolique au travail, mes journées mornes sans toi, retrouvaient toutes leur vitalité à l’idée de te retrouver.

Nos conversations téléphoniques, ces longs moments où je te disais mon amour, mes folles promesses pour les lendemains meilleurs, pour le bonheur toujours renouvelé, pour toi la soif du travail, le désir de me surpasser pour t’ épater, donner le meilleur de moi, pour avoir le meilleur de toi.

 

Tous mes sens convergeaient vers toi, tu étais au centre d’une existence vouée à l’adoration et à l’admiration de ton être.

T’entendre me dire mon amour faisait de moi un pauvre fou, tel un prête avant la révélation, j’attendais fébrile que tu me délivres en me lançant ces mots magiques : mon amour à toi pour toujours.

Mon engouement était à son zénith, te toucher, te caresser, t’ embrasser, sentir le contact de ton doux corps sur le mien m’ enflammait de mille pensées coquines, j’ ai bu le lait de tes seins et ma soif jusqu’ au aujourd’hui de ton corps s’ est à peine épanchée.

La liqueur de ton ventre me poussait chaque jour à me saouler de ton enivrante boisson, j’étais un chien fou attendant à tout moment l’os qui le maintiendra en vie.

Esclave soumis mais sans chaîne, mon ardeur à te combler de désir ne s’éteignait jamais, j’étais bien, amoureux à souhait et fier de l’être.

 

Puis un jour mes caresses ne te firent plus de l’effet, comme le beau temps succède à la pluie, ta soif de ma personne s’était consumée sans crier garde,

Alors commence lentement le triste décrescendo de l’amour, les feintes et les fuites en avant, les migraines et les disputes.

Ce qui était beau hier et sublime devint simplement banal, le silence et le mutisme s’installent là où ne régnait que le tumulte des soupirs, des râles et du bruit.

Un regard qui fuit un autre, une présence qui devient absence, une absence qui devient lourde, un désir de départ, une envie d’ ailleurs.

Alors la peur s’installe, le téléphone de son bruit réveille les démons, la salle de bain devient lieu de refuge, lieu de quiétude dans lequel on s’enferme pour pleurer sur l’amour qui fuit et de l’indifférence qui s’installe.

La chambre à coucher la nuit venue est lieu de cauchemar et le lit qui fut le lieu de tant d’étreintes est un mouchoir sur lequel nos larmes silencieuses inondent les draps.

 

Plus rien, alors on cherche la bête, on refuse de croire en un départ, en une fin, le film de la vie ne doit et ne peux s’arrêter là.

On cherche à recoller les morceaux, mais l’envie n’ y est guère, alors tristement on se prépare à

L’inéluctable, on accepte la sentence, meurtri, contraint et forcé.

 

L’amour a fui sous mon toit et tu es parti, aujourd’hui je pars le coeur gros de souvenirs et vide en réalité, je cherche un autre regard qui va m’enflammer, et je t’imagine toi heureuse avec un autre, un semblable que moi mais si différent, un double d’homme mais un homme qui n’est pas moi.

Et pourtant en partant, tu pleurais en me disant n’avoir aimé que moi ; quel triste réconfort ; j’attends ton retour : une sonnerie : TOI …/..