Archives pour la catégorie Un Oeil sur la société

Miroir ? Miroir ? dis moi qui est la plus belle?

Inspirées par la  belle-mère de Blanche Neige nous nous attardons sur notre miroir en nous posant inlassablement la même question « miroir miroir dis moi si je suis belle » .  Et, en fonction de nos humeurs ou de l’état de notre peau, le style de notre coiffure et autres considérations  , nous apprécions ou abhorrons l’image réfléchie par le miroir. Et si les miroirs n’existaient pas? Nous serions obligés de nous fier au regard des autres (partisans) ou  au reflet de l’eau ( souvent instable).  Et pourquoi pas tout simplement se fier à la façon dont on se sent à l’intérieur sa peau. Le regard des autres a un avantage certain sur les réflexions visuelles de nos images, il peut, – quand il est objectif- nous pousser à améliorer certaines anomalies. Au cours des dernières décennies, la femme africaine n’a –t-elle pas compromise son image influencée par les modèles occidentaux dont nous abreuvent les médias ? Ne sommes nous pas « colonisées » par les repères d’ailleurs qui en matière de morphologie, style vestimentaire et images globales semble constituer les nouveaux modèles à suivre ?

Se voir à travers les repères occidentaux:
Mince, le nez droit, les cheveux lisses et la peau claire. les poupées de notre enfance et les stars de cinéma ont largement contribuées à déformer notre vision de la beauté. Nos cheveux sont souvent trop crépus à notre gout, nos teints trop sombres , nos nez trop plats, nos derrières trop charnus, nos lèvres  trop charnues. En bref nous sommes – en version originale-  l’ante-poupée Barbie. En grandissant, nous nourrissons des  complexes de changement qui poussent souvent certaines d’entre nous à adopter des comportements radicaux. Qui n’a pas croisé dans une rue africaine une femme à la peau meurtrie et détruite par l’utilisation de produits éclaircissants cancérigènes. Les stars Afro- Américaines au teints clairs et aux cheveux parfaits ont largement contribués à instiller le poison destructeur dans l’inconscient des africaines. Sans oublier  bien sur le regard des hommes qui ont beau clamer qu’ils veulent des femmes naturelles mais qui souvent entretiennent une sorte de fascination pour les femmes claires aux longs cheveux. Info ou intox ? je n’affirme rien mais en sachant que l’homme est d’abord séduit par le physique je m’interroge…

Sky is the limit

Nous vivons dans un ère ou la biotechnologie  met à  notre disposition tous les outils du changements: Défrisage qui rendent plus lisse que lisse, crèmes éclaircissantes cancérigènes qui peuvent transformer une beauté ébène en panthère tachetée, chirurgie esthétique qui peut remodeler nos corps , redessiner nos lèvres ,même redresser nos narines et bien plus encore. Mondialisation quand tu nous possèdes jusque dans notre vision de nous! La créativité asiatique – hé oui encore eux-  nous a offert un monde de coiffures illimitées : des tissages , perruques, blond, roux, marron, bicolore , à la texture lisse, bouclée, ondulée, frisée soit court, soit long, soit mi-long…Les ongles se font griffes coupés  carrés, ronds ou autres grâce à des capsules en résine, gel, soie..
Ah j’allais oublier les cils : les faux cils qui ourlent les yeux et font des yeux de velours. Mais faux cils ne veut pas dire paquets!. Evitons les paquets et agrandissons ces yeux sans les alourdir. En effet, les possibilités d’améliorer notre apparence physique sont illimitées et trop souvent nous avons tendance à manipuler ces dernières avec excès. Alors même si tout est possible essayons de ne pas perdre notre identité en exagérant un processus qui au départ était censé nous embellir.

©Naboulove

Copyright Kabibi n°07

Les diktats de la mode ou le jeunisme

« Colonisées » par nos repères , nous succombons souvent à une mise en scène du corps différente qui dans certains cas ,au lieu d’embellir  enlaidit. Le spectacle le plus fréquent de Kintambo à Bandal et en parcourant le Bd du 30 Juin est souvent une vision d’horreur : une dame faisant fi de ses attributs physiques porte un haut cintrant un ventre proéminant, un jean stretch enserrant un postérieur protubérant, un tissage blond qui ferait fuir un épouvantail. Et la dame marche sans complexe heureuse d’avoir trouve mode à sa taille! Et là je n’ai qu’une pensée:  A quand le retour aux principes d’authenticité. Je m’imagine cette même dame en pagne laissant une fente coquine qui a chaque pas divulgue une jambe bien faite ou alors dans un flamboyant boubou en basin. Nostalgie des rues kinoises ou la femme aguichait avec une épaule, un sourire, des tresses magnifiques ou un Afro sensuel, et un regard langoureux. Elle retrouverait alors toute sa dignité et son élégance que le jeunisme ambiant lui a volé avec son propre concours. Alors devons nous suivre la mode ? Devons nous renoncer à nous embellir à tout prix ?

Suivre la mode ne veut pas dire sacrifier son intégrité physique en se ridiculisant, donc essayons quand même d’adapter nos vêtements à nos corps et non pas l’inverse. De même,  il n’est pas interdit de profiter des avancées de la science pour améliorer son grain de peau ou se avoir des cheveux longs et beaux. Mais n’oublions pas que le rôle d’embellissement perd tout son sens quand il fait faux. Alors oui à la mode, oui à la science pour révéler le meilleur en nous mais pas pour accentuer le pire .

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Kabibi 07  / 2011

La Kinoise, mythe ou réalité ?

Des ballades de Franco aux déhanchements  légendaires et habiles de Mbilia Bel , la femme de Kinshasa  , la « Kinoise » authentique a toujours suscitée fascination et respect dans toute l’Afrique. En effet suite à la politique d’authenticité imposé par Mobutu, la Kinoise s’est retrouvée forcée à adopter d’élégantes et seyantes  tenues Africaines , ce qui peut être a contribué  pendant des décennies à entretenir le mythe qui en faisait l’une des femmes les plus élégantes d’Afrique Centrale. Reconnues pour avoir tour de main, elles attachaient leur pagne avec une dextérité inégalée , laissant deviner la naissance de leur jambe perchées sur des talons vertigineux. Quel Brazzavillois, Ivoirien ou Kenyan n’a pas fantasmé sur la Kinoise représentée alors par des artistes telles que Mpongo Love, Abéti Masikini, Mbilia Bel ou Tshala Muana. D’aucun gardent  un souvenir vivace de cette conférence de chef d’Etat à  Yamoussokro en Côte d’Ivoire ou la Reine du Mutuashi a fait chavirer les têtes de plusieurs chefs d’Etats hôtes du vieux sage Houphouët –et le « vieux » lui-même d’ailleurs-. La Kinoise , le pire  cauchemar de la Brazzavilloise qui jusqu’à présent la qualifie de «  prédatrice » et de «  voleuse de mari ». Réputée de l’autre côté du fleuve Congo pour leur art culinaire , ainsi que leur beauté et leur séduction, les Kinoises , selon la légende urbaine en cours à Brazzaville, auraient  fait trembler plus d’un ménage. Néanmoins , avec les mutations dans la société au cours des 15 dernières années, le mythe de la Kinoise immortalisés par les peintres et Musiciens est-il toujours une réalité aujourd’hui en RDC ?


Le regard des artistes

La célébrité et le talent des artistes ex « Zairois » a certainement joué un grand rôle dans l’entretien du mythe. Kinshasa ou Kin Kiesse n’était-elle pas la capitale de la joie ? Les plus belles chansons d’amour Africaines reste sans aucun doute les rumbas du grand Zaire « congolaises » qui ont bercés nos enfances , avec des chansons phares de  Franco telles Mamu, Ah Mamu personnage intemporel qui nous renvoie à nos désirs secrets ;Masu ou la cougar  manipulée par le gigolo dans Mario? Portraits de femmes qui s’imbriquent si bien dans nos sociétés contemporaines. Je pourrais citer Simaro. Mayaulas, Carlito, Josky Kiambuta, Tabu Ley ,Madilu tous poètes ou plutôt troubadours dont la femme , et surtout la Kinoise haute en couleur est l’inspiration. En replongeant dans ces classiques mais aussi  plus récemment dans les rythmes enchanteurs de Koffi Olomide, Ferre Gola ou  Fally Ipupa,  on y  retrouve la femme congolaise.Une large diffusion de la musique Kinoise à travers le continent a créé une véritable passion et un engouement pour tout ce qui touche à la culture Kinoise. L’éclosion de nouvelles danses véhiculées dans toutes les capitales d’Afrique par les vidéos clips et ou se déhanchent avec souplesse et agilité des danseuses hyper sexy joue aussi un rôle majeur dans la construction du mythe. Mais la musique n’est pas le seul vecteur  cette spécifité culturelle Congolaise et plus spécifiquement de l’image de la femme Kinoise. Des artistes peintres et Maitres Congolais, de renommée internationale tels que Ndamvou , Lema Kusa mettent souvent en scène les femmes congolaises, affairées ou nonchalante, mais toujours séductrices et un brin aguichante sans pour autant se départir du fameux «  Mama pesa nzoto kilo ». Et essayez de les réinterpréter , je sais que vous vous y retrouverez les filles. Hmmm peut être. Ah la Kinoise! Combien de fois ai-je admiré mes tantes perchées sur leur talons aiguilles, le pagne nouée avec élégance et le libaya au design élaboré ? J’avoue que seule une vraie Kinoise a  pu me donner gout à l’art de porter le pagne, le transcendant en pièce « Fashion ».
Quelques fois au détour d’une rue Kinoise, je retrouve le profil type de la Kinoise mythique qui  me ramène à la femme noire telle que Senghor l’a magnifiée dans sa poésie « femme nue femme noire Vétue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté… » un hymne à la création humaine qui nous réconcilie avec notre identité. Dans les chroniques savoureuses du professeur Yoka Lye qui décrit avec espièglerie la kinoise « Moseka » , On ne peut que sourire en se retrouvant çà et là au fil de la lecture des traits de caractères caricaturés mais qui ravivent en nous une certaine nostalgie…
©Naboulove

Copyright Kabibi 07/ 2011

Relever le Défi d’être une jeune femme Africaine Moderne

Evoluer en tant que jeune femme Africaine Moderne  s’inscrit dans un contexte de contradiction permanente.  Cette position suscite alternativement des autres envie et pitié. Envie des femmes encore prisonnières des traditions ou trop soumises pour se prendre en charge. Pitie des femmes au foyer, mères de plusieurs enfants mariée au « fils de » et qui vous observent de loin comme une rivale potentielle. Envie mêlée de pitié  de leurs contemporaines préférant dépendre d’hommes plus nantis et se moquant de leurs velléités d’indépendance. Rentrée d’ailleurs ou tout simplement diplômée d’études supérieures, la J.F.A.M malgré les nombreuses batailles  gagnées par ses ainées concernant les droits des femmes, se retrouve encore confrontée  à de nombreux défis à relever. Alors comment surfer sur la vague sans trébucher, s’adapter et trouver sans place dans un environnement ou parité et égalité des genres sont plus des concepts qu’une réalité ? Après expérimentation et observation, vous trouverez ci après un mini guide de survie qui se décline en 7 points : 
1-Maintenir l’équilibre entre son africanité et son métissage culturel tout en restant soi même
Même si vous n’avez pas fait vos études à l’étranger, vous vivez dans un environnement soumis a diverses influences culturelles. Chacune de nous est la somme  de ses origines alliée à ses diverses éducations résultant d’un savant mix entre les acquis de la colonisation, l’influence familiale et le pouvoir des médias qui véhiculent les idées. Ce brassage culturel fait de nous des métisses de fait. Pour celles qui ont grandis à l’étranger cela peut se compliquer car elles doivent en s’installant en Afrique, se créer leurs propres repères qui devront s’inscrire entre la culture inculquées par leurs parents et celle acquise dans leur pays d’adoption sans pour autant rejeter celle de leur pays d’origine. Il s’agit ici de se forger une identité propre sans compromettre ces divers acquis au risque de devenir une inadaptée sociale  généralement taxée de « mundélé » ou encore de sonner faux en jouant la fille « roots » à tout prix. Rejeter l’un de ses cotés pourrait se traduire en un mal être préjudiciable pour elle et pour son entourage. Alors assumez votre métissage qui est une richesse plus qu’un handicap et tirez en profit dans votre vie quotidienne.  
2-Affirmer ses compétences sans paraître arrogante
Ok, Vous avez des diplômes, vous maîtrisez la langue de Molière, vous êtes élégante, enfin vous êtes une privilégiée. Mais avez vous les compétences requises pour le poste auquel vous venez d’être recrutée? Je me souviens lorsqu’à  25 ans bardée de diplômes, j’ai été recrutée à un poste de chef de division marketing qui me semblait plus adapté à ma personnalité que la salle informatique ou la direction financière, ou ma formation d’ingénieur en informatique et mon 3eme cycle en finance me condamnaient. Dans un élan de panique, j’ai réalisé, que ma formation en Marketing était sommaire. Que faire? Hésitante et prise d’inquiétude  me posant mille et une questions existentielles qui se résumaient à : serai-je à la hauteur ?  C’est ainsi que je me suis plongée dans plusieurs ouvrages de références, devenant ainsi une autodidacte. Le temps, l’expérience sur le terrain et les conseils de personnes chevronnées m’ont permis de poursuivre une carrière riche et mouvementée dans les ventes et le marketing. Alors pas d’arrogance les filles, la devise clé c’est humilité, formation et travail. Le meilleur moyen d’affirmer ses compétences, c’est de travailler dur dans l’objectif de respecter ses engagements professionnels.
   
3-Gagner le respect de ses pairs

 Au delà de votre formation et de vos compétences, en tant que femme vous devrez performer en oubliant votre genre et en dépassant les objectifs professionnels qui vont été assignés. Ce n’est qu’à force d’acharnement et de travail que vous gagnerez le respect de vos pairs. Et cela ne vous garantira pas le respect de tous, mais au moins, vous aurez la conscience tranquille et surtout le sentiment d’avoir fait de votre mieux.  Simone S., Cadre supérieure dans une grande entreprise de la place était perçue lors de sa promotion comme une voleuse de boulot  par ses collègues masculins. En effet, ces derniers estimaient, du fait qu’elle soit célibataire et sans enfant, son poste aurait du revenir à un père de famille! Mais avec le temps, ces mêmes collègues ont appris à la respecter et l’apprécier  pour ce qu’elle est réellement: une jeune femme intelligente, professionnelle et efficace qui plus est dotée d’une grande humilité. Ne vous occupez donc pas des bruits de couloirs et concentrez vous sur l’essentiel qui consiste à mériter le respect de vos confrères par la force du poignet.
 
4-Rester une femme consciente de ses acquis sans verser dans le féminisme, Malgré les combats menés par nos ainées pour  garantir le respect de l’égalité des droits entre hommes et femmes, la Jeune Femme Africaine Moderne est souvent confrontées à des discriminations flagrantes. Michelle B., jouissant d’un poste à  responsabilité dans une entreprise minière de la place a connu toutes sortes de vexations lorsque son patron a eu vent de sa grossesse. Ainsi, à force de contrariétés, elle a choisi de démissionner afin de ne pas mettre en danger la vie de son bébé. Ces cas sont plus fréquents qu’on ne le pense et nécessitent un bon outillage juridique, ainsi que la maitrise des recours disponibles. Il y 4 ans ma mère m’a envoyé  son passeport de Brazzaville, pour qu’on lui fasse un visa à l’ambassade d’Afrique du Sud de Kinshasa. Quelle ne fut pas ma surprise, lorsqu’on exigea qu’elle fournisse une autorisation écrite de son mari pour que son dossier soit complet! J’étais tellement choquée! Depuis lors ce genre de mesures a été levée mais elles étaient encore en  vigueur en 2004. Cela en dit long sur le statut des femmes dans notre société. Alors documentez-vous sur vos droits, et faites les valoir si besoin est, sans pour autant effrayer votre environnement.

         
5-savoir faire la part des choses en jonglant habilement entre ses divers rôles  Etre une J.F.A.M implique aussi d’endosser les rôles d’épouse, amante, mère, fille, belle-fille et professionnelle, avec brio. Pour  gérer habilement ces multiples positions sociales, vous avez l’obligation d’avoir des talents de jongleuse  en apprenant spontanément à revêtir le bon costume au bon moment. Ce n’est qu’en faisant preuve d’une capacité d’adaptation et de cloisonnement exceptionnelles que vous pourrez y arrivez. En effet, l’épouse une fois rentrée chez elle ôte sa tenue de professionnelle pour tour à tour se dédier à ses enfants (diner, devoirs, etc.) et à son mari. Nos hommes attendent que l’on focalise toute notre attention sur eux et font généralement peu de cas de nos anecdotes de bureau. Alors ne le submergez  pas avec vos problèmes de collègues jaloux et de clients compliqués à moins qu’il ne vous pose des questions. La même règle s’applique la nuit ou en dépit de la fatigue vous  vous devez d’être une amante disponible et attentionnée. Et oui ce sont les contraintes de la vie de femme du 21ème  siècle mes sœurs ! Je peux vous sembler impitoyable, mais de nombreuses statistiques ont prouvées que les hommes trichent parce qu’ils ont besoin d’être écoutés. A bonne entendeur salut ! En tant qu’africaine, n’oubliez pas d’aménager une visite au moins bi mensuelle à vos bokilos. Ah oui j’oubliai vos parents! Eux aussi ont certainement envie de voir leur fille. Alors organisez vous selon  un agenda structuré et planifié afin de maintenir l’équilibre entre vos diverses responsabilités sociales. Malheureusement aucun de ces rôles ne peut être négligé. Donc la J.F.A.M est assurément un personnage hybride entre « Wonderwoman » et mère Thérésa.       

    
6- Préserver sa réputation tout en assurant ses engagements professionnels
Après avoir vécu en Europe ou côtoyé des personnes progressistes, il est assez fréquent que l’on trouve anodin d’aller au restaurant en tête a tête avec soit un client soit un collègue, se moquant allègrement du  » qu’en dira -t- on » ! Stop! Même s’il est vrai que les autres et leurs idées tordues ont peu d’importance, nous devons néanmoins tenir compte des codes des sociétés dans lesquelles nous évoluons. En effet ce type de situation répétée plusieurs fois ne servira qu’à  alimenter la rumeur et contribuer à la destruction de votre réputation. De même si vous êtes pilier de cocktails et de fêtes en tout genre, vous aller perdre de votre mystère et banaliser votre image.  Que vous le vouliez ou non vous êtes dans l’obligation en tant que femme de veiller à l’image que vous renvoyez. Comment contourner cela sans faillir à vos engagements?
Evaluez clairement les enjeux de chaque événement en mesurant son importance. Un déjeuner dont dépend l’issue d’un contrat n’est en rien comparable à un cocktail au golf club réunissant les mêmes personnes qui se trouvaient au vernissage de l’ambassade Belge la semaine dernière! Bref! Vous ne pouvez pas être partout donc établissez des critères de choix liées à l’impact sur votre carrière ou vos affaires!             
7-cultiver sa féminité sans paraître provocante
Marcher en short ou en mini-jupe à Kinshasa relève de l’exploit, alors qu’à Dakar (capitale d’un pays musulman à + de 90%) cela passe totalement inaperçu. Étrange! L’histoire récente du Mobutisme et de son authenticité qui imposait des codes vestimentaires précis aux 2 sexes y est certainement pour quelque chose. Donc chère Jeune femme africaine moderne ne bousculez pas les mœurs. Je retiens un fou rire! Sexy ne veut pas dire vulgaire alors adopter un style respectable et décent en fonction de votre emploi. Et même si comme moi vous adorez les jeans, mais que vous travaillez dans une banque, gardez les pour vos weekend. Cela ne vous empêche pas d’être très féminine en tailleur et chemisier. Néanmoins,  Cultiver sa féminité ne tient pas uniquement au style vestimentaire mais également à la tenue et à l’attitude à adopter en fonction des circonstances. Sachez sourire quand il faut – un savant dosage sinon vous courrez a la catastrophe- , faire des yeux de vierge effarouchée au bon moment – pour obtenir cette augmentation tant attendue-  ou jouer de votre fragilité enfouie – idéal pour faire fléchir sa moitié-. En bref, soyez femme, jusqu’au bout des ongles.

Armez vous de patience et de persévérance et chaque jour vous avancerez sereinement à imposer la JFAM comme modèle et membre influent de la société civile.
©Naboulove

En l’honneur de toutes les femmes par Azizah Sow Mokoko

En l’honneur de toutes les femmes , qui, se battent tous les jours afin que leur voix soit à l’égal de leur valeur..
Pour toutes celles qui s’affirment et essaient tant bien que mal de concilier leur réussite professionnelle avec leur rêves de maternité; de maintenir leur couple stable et de contenir les écarts de leurs hommes…
Parce qu’on nous reproche d’être trop sensibles, pas assez fortes, naïves et très souvent à fleur de peau …
Même si le monde n’est pas toujours prêt à accepter notre importance, à reconnaître que sans nous, la vie manquerait de piment…
Mais surtout pour celles qui consciemment ou inconsciemment influencent ma vie et me servent de modèles…
A travers vous je me retrouve, mais surtout j’apprends: de vos erreurs je me construis des barrières et de vos réussites j’en fais des objectifs…
Bonne fête des femmes!

2011©Azizah Sow Mokoko