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NABOU By Abide Bebe

Ame guerrière
Ame peule
Fidèle serviteur des rois
De la pensée panafricaine
Tu te dresses tel un étendard
Pour présenter de fière manière
Les sept couleurs qui déterminent ta Terre
Tu as défini les lignes directives
De l’amour pour la cause
Tu es allée partout avec pour seule identité
Ton amour pour ta Terre Mère
En effet elle ne connaît aucune frontière
Et ici
Ta différence en rajoutes à ton charme.

A Nabou Fall
12/10/10

VOYAGE DANS L’UNIVERS DE MES SOEURS…par Malick MANDJOMBE

A certaines heures de la nuit, assis au balcon, je regarde la lune et les étoiles briller dans le firmament. Mon esprit est détendu par la contemplation des Oeuvres célestes du Plus que Parfait Amon-Ra alias Nyambe….. L’esprit apaisant et maternel d’Hathor la Divine-Créatrice, d’Isis la Divine-Mère et de Yemanja la Divine-Gardienne me rend une visite nocturne. Comme une mère africaine qui se réveille en pleine nuit, regarde et compte ses nombreux enfants couchés sur la natte d’à coté, les Forces Féminines d’Atoum posent leur regard attendrissant sur moi.

Je mets mon morceau fétiche « Natural Mystic » de Bob en boucle et je pose mon Sabre de Combattant à quelques centimètres de mon rocking-chair. C’est le repos nécessaire du guerrier que je suis, une pause méritée après avoir traqué longuement dans la journée les ennemis de mon Peuple meurtri. Je me laisse guider par mon esprit vagabond, content d’avoir accompli une fois de plus ma mission. Fier d’avoir foudroyé une centaine de Negrophobes endurcis. Je me détends et je passe alors du mode « Samouraï » au mode « Lover » tout en restant bien-sur aussi vigilant qu’un singe adulte à la recherche d’une guenon vierge car comme on dit : « l’ ennemi ne dort jamais ! ».

Comme dans un voyage astral, mon esprit s’envole en trois tierces vers le Sahel et ses magnifiques filles fines mais pourvues de leurs formes bien africaines que vous imaginez et qui font saliver les touristes occidentaux traqueurs de beautés noires. Ces fées africaines aux dents blanches comme des cauris casamancais et au regard étincelant qui éclaire mes pas comme une lanterne dans la pénombre. Elles sont la, toutes sans exception. Les Fati, Fatou, Fadi, Nabou, Asta, Aissatou, Djara, Adama, Aminatou, Djena, Binta…mes gazelles, mes amazones, mes déesses Noires et Belles comme Yemanja. Je les imagine marcher sous le soleil quelque part à Kousseri, à Bobo ou encore à coté de Bamako portant des calebasses d’eau sur leur tête recouverte de tresses dont l’art se transmet de mère en fille depuis Kemet. Il fait chaud, très chaud même. Mais elles tiennent. Ce sont de dignes Africaines, des dures, des Lionnes. Elles ne reculent pas elles avancent!

Je les entends aussi rire et parler le Poulo, le Wolof, le Serere, le Haoussa, le Bambara, l’Amazigh à l’ intérieur d’une case en pleine séance de Henné. Mon regard curieux me fait découvrir des jambes somptueuses que j’effleure avec douceur. Je suis enivré par leur beauté mais aussi par l’ encens qui brule dans un coin de la case et qui m’incite à m’assoir….mais non, je ne fais que passer. Je dois passer…rester fort.

Ah qu’elles sont belles mes soeurs ! Ah que je les aime mes soeurs !

Ma pause se doit d’ être courte et mon esprit me ramène plus bas, quelque part en Territoire Bantou, chez moi, chez la Femme Kikongo, Douala, Fang, Bamileke, Bamoun et même Zoulou ….entre les Iyo, Sike, Magné, Ebenye, Esso, Songa mais aussi les Mpata, Tshala, Tsoungui, Noah et autres Makeba-Thsibo

Je les vois se trémousser autour d’un feu. Les pas de danse sont aussi provocateurs que leurs corps divins. Sur leurs visages joviaux, des lèvres charnues vous invitent à une dégustation sans frein. Oui, je parle de ces fameuses lèvres lippues au gout de Bissap bien sucré qui ont réveillé plusieurs fois des comateux dans nos villages bantous. Certaines portent de jolies robes locales tandis que d’autres arborent un pagne wax noue sous leurs essailes et cachant tant bien que mal leurs poitrines.

Mais quelles poitrines ! Des seins aussi gros que des pamplemousses se baladent sous leur joli pagne à chaque pas de danse. Des cuisses remplies de chaire mais pourtant souples comme des feuilles de cocotier soufflé par un vent tropical se font decouvir de temps en temps….au rythme du son. C’est la fête des récoltes. Alors, elles dansent et célèbrent leur victoire sur la sècheresse venue du Nord. Elles sont contentes, cela se voit. Cela se fête ! Cela se danse !

Mais quelle danse ! Quelle gestuelle ! Qui fait mieux ? Qui peut mieux ? Les mouvements intrépides de leurs reins envoutés par les roulements des tam-tams font sautiller, trembloter et dansotter leurs puissants derrières équipés à la manière de la malle arrière d’un taxi-brousse. Ici, comme d’ailleurs chez mes soeurs Akan du Ghana et de Cote d’ivoire, tout n’est que Balançoire et Abondance à l’image d’Adjoua Majolie Douceur faisant vibrer magistralement son parfait et généreux « Botcho » dans un concours inoubliable de Mapouka l’année dernière à Koumassi . Ah Adjoua !, Oh Adjoua ! Weee Adjoua ma ghanéenne ! je tremble rien qu’en pensant à cette descendante de la Venus d’Hottentot. L’un des photographes français qui filmait la scène en transpirant à grosses gouttes a détale aussi vite qu’un rat-palmiste traqué par un chat affamé lorsque la belle et téméraire ghanéenne a décidé de s’approcher de lui afin de mieux lui montrer la puissance de son « Parkinson fessier »

Ah qu’elles sont bonnes euh…je veux dire bien mes soeurs ! Ah que je les aime mes soeurs !

Apres ce voyage d’une trentaine de minutes, mon esprit est calme mais je me pose des questions sans réponses. Quelle richesse que celle de la gente féminine Africaine. Avouez-que le choix est difficile. Comme on dit chez nous : « mon coeur balance ». La petite beauté peule à la peau entretenue par du beurre de Karité certifié de Niamey ou sa ravissante soeur Fon du Benin batie comme l’une des amazones du Roi Behanzin ? Adjoua la beauté sauvage Akan à la cambrure de légende et au déhanché phénoménal à ressusciter des morts ou encore Miss Bolingo de Matadi, l’incarnation de la Reine Nzinga ? La trop mignonne Jengou de Bojongo ou tout simplement la délicieuse et envoutante Reine Nzie des Ekang ? Ah j’allais oublier Ngo Nyoung la majestueuse fille d’un dignitaire de Sakhbayeme. Et pourquoi pas mon premier amour de Bandekop, la troublante Magné qui fut a l’époque du Lycée, sucrée jusqu’a la moelle ? Qui vivra verra !

Quelle Richesse Africaine! Quelles Beautés Africaines ! Quelles Forces Africaines! Quels Corps Africains aux formes de guitare, de gazelle, de pintade, de …hum ! Y a t-il un choix à faire ? Je les aime toutes mes soeurs. J’en reviens pas qu’on puisse aller aussi loin chercher des copies tronquées alors que la beauté est née chez nous. Dieu a crée la Femme Noire et la Femme Noire a conçu l’Humanite. Elle est la source de la Vie, un cadeau d’Atoum fait aux hommes de Kamita.
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Ah qu’elles sont Uniques mes soeurs ! Ah que je les aime mes soeurs !

Je troque donc mon encre rouge-sang contre un encre rose-love et j’ecris les mots-miels les plus doux qui soient. Je griffonne sur un papier froissé ramassé sur le sol des vers caramélises, parfumés de jasmin….et destinés à la Femme Noire, la Vraie, l’Authentique, la Consciente, celle qui souffre mais reste Digne… Elle est ma vie, la seule que j’aime. Elle est mon Coeur, ma Mère, ma Soeur, ma Fille, mon Amie, ma Complice, mon Amour.

Euh…je dois m’arrêter pour le moment. Treve de poesie ! Un SMS-SOS m’annonce que deux jeunes Africaines viennent de se faire tabasser à la sortie d’un Lycée francais par des Negrophobes de classe B, disciples de Le Pen et associes. J’attrape rapidement mon Sabre de Samourai mais aussi ma latte fétiche d’un mètre et demi et je fonce sur les lieux de l’incident. Je vais de ce pas leur apprendre les bonnes manières. Comme dit mon ami Kamdem : « Quelqu’un va perdre son paquet testiculaire ce soir!!! »

Parole de Justicier Bantou ! Bisous mes soeurs….

A Suivre….
Extrait d’un livre qui finira bien par sortir un jour looooooooooooooooooooooool

Black Samourai euh plutôt Black Lover ce soir.

©Malick Mandjombe 2010