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De quelques tabous…par Fawzia Zouari

De quelques tabous…

Mariage, virginité, divorce, adultère, homosexualité… Les codifications et les interdits sont nombreux.

L’une des phobies de l’islam est la pratique du sexe hors mariage. Les croyants se sont donc évertués à rendre licite le lien éphémère en convolant devant témoins. D’où le « mariage temporaire » (zawat al-mut‘a) chez les chiites ou le « mariage du voyageur » (nikah al-misyar), chez les sunnites.

Si l’islam réprouve l’adultère, rien dans le Coran ni dans la Sunna ne punit la femme de lapidation, une pratique juive à l’origine, à laquelle l’Évangile a mis fin avec la fameuse phrase du Christ à propos de Marie Madeleine : « Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre. »

Le respect du cadre conjugal vise à préserver le lignage et les héritages, l’islam rejetant l’adoption. Ce même souci pousse à mettre des règles strictes au remariage des divorcées. La idda, période d’attente de trois mois entre deux unions, est obligatoire pour la femme afin de s’assurer de la paternité des enfants éventuels. Ce qui n’empêche pas quelques contorsions : les divorcées qui tombent enceintes quelques semaines après une séparation ont inventé le mythe de « l’enfant endormi », issu de l’ex-mari mais qui se serait assoupi…

Si l’attachement à la virginité est présent dans les autres religions monothéistes et dans toute la Méditerranée, il l’est encore plus en terre d’islam, où la membrane intacte est considérée comme un code d’honneur et un gage de vertu. Jaloux et fiers, les musulmans y voient une ultime récompense selon une tradition qui leur promet, dans l’au-delà, un éden avec une profusion de vierges dont l’hymen se reconstitue après chaque rapport. Quant à l’assimilation de la virginité à la piété, elle garantit à la croyante une place au paradis. Ce qui explique le recours à la couleur verte pour le linceul et aux rubans ornant les cheveux pour les filles qui décèdent jeunes et vierges.

Nombre de pratiques consistent à préserver l’hymen à travers des procédures relevant le plus souvent de la magie et que l’on appelle, entre autres, le « blindage ». La défloration et le saignement constituent encore dans certains villages musulmans l’événement le plus important de la nuit de noces. Sur ce registre, les descendantes de Shéhérazade sont passées maîtres dans l’art de camoufler les hymens abîmés : de la goutte de sang prélevé sur un doigt, jusqu’au foie d’un oiseau dissimulé dans une petite bourse. Aujourd’hui, les progrès scientifiques aidant, il est devenu aussi aisé de recoudre une membrane que de faire un ourlet à sa jupe…

À l’instar du christianisme et du judaïsme, l’islam déconseille la période des menstrues pour les rapports. Si l’homosexualité, la pédophilie et la zoophilie sont interdites comme dans les autres religions, tout le reste est permis en amour : se regarder totalement nus – d’après le hadith de Aïcha : « Je prenais mon bain avec le Prophète alors que nous étions en état de grande impureté dans un même récipient » –, avoir des rapports buccaux ou s’adonner aux plaisirs solitaires. Quant à la sodomie, certains oulémas l’ont interdite, d’autres l’ont autorisée en vertu du verset : « Vos épouses sont pour vous un champ de labour, allez à votre champ comme vous le voulez. »

par Fawzia Zouari © Jeune Afrique

Sex & Islam 2.More About Sex In Islam by Lea Zaitoun

Sex & Islam2More About Sex In Islam
Information taken from Questions and Answers About Women’s Rights In Islam, Compiled by Lea Zaitoun


The Right to Adequate Sexual Relations

Since the purpose of marriage is to be a mutual source of comfort, peace, and enjoyment for each other, like a garment that protects and covers, the sexual aspect of marriage is an extension of this. The husband is asked to be gentle, considerate and loving with his wife, and to try to satisfy her needs.

The wife must reserve herself exclusively for her husband, and make efforts to be attractive, as well as making herself available to him whenever he is in need of her. This latter obligation also applies to the husband.

In Islam, any sexual relations are reserved EXCLUSIVELY for the confines of marriage. Both husband and wife are also obligated to honor the privacy of the intimate relations between them, and should not speak of them to anyone.
 
 

The Prohibition of Sex when She is Menstruating

It is forbidden for a Muslim man to have sexual intercourse with his wife when she is menstruating. The Quran is clear on this subject:

« They ask you concerning menstruation. Say: that is an Adha (a harmful thing for a husband to have a sexual intercourse with his wife while she is having her menses), therefore keep away from women during menses and go not unto them till they have purified (from menses and have taken a bath). And when they have purified themselves, then go in unto them as Allah has ordained for you (go in unto them in any manner as long as it is in their vagina)… » (Al-Baqarah 2:222)
 
 

The Prohibition of Sodomy

Allah (SWT) will not look at the man who commits sodomy with a man or a woman (reported in Sahih Al-Tirmithi (Al-Baaniy) Vol. 1 No. 341).

Malik related to me that he asked Ibn Shihab about someone who committed sodomy. Ibn Shihab said,

« He is to be stoned, whether or not he is muhsan. » (Reported in Malik’s Muwatta)

It is forbidden for a Muslim man to enter his wife in her anus. Allah (SWT) says in the Quran:

« Your wives are a tilth for you, so go to your tilth (have sexual relations with your wives in any manner as long as it is in the vagina and not in the anus), when or how you will, and send (good deeds, or ask Allah to bestow you pious offspring) before you for your ownselves. And fear Allah, and know that you are to meet Him (in the Hereafter), and give good tidings to the believers [O Muhammad (SAW)]. (Al-Baqarah 2:223)

What is understood from the above verse is that a tilth can only refer to a place where something might grow. Therefore, what is meant here is the entry which produces children.

Other sayings of the Prophet Muhammad (SAW) on the subject:
« He is cursed who has anal intercourse (with his wife). » (Reported by Ibin Maja)

« Whoever has sexual intercourse with a menstruating woman, or woman in her anus… has disbelieved in that which was revealed to Muhammad (SAW). » (Reported by Al-Tirmithi)

It can not be stressed too strongly that even animals do not satisfy their sexual urges in this unnatural way. Human beings who are guilty of sodomy are, thus, even lower than animals.
 
 

Purification between 2 acts of Sexual Intercourse

In Islam, when a husband has had sexual intercourse with his wife in the legal manner, and then wishes to return another time, it is preferable that he first performs another ablution (wudu).

Meaning: it is better if he does not commence sexual intercourse in an unclean physical state. In the words of the Prophet Muhammad (SAW):

« This way is purer, cleaner and better. » (Reported by Abu Dawud)

Quand le plaisir n’est pas un péché par Fawzia Zouari

Quand le plaisir n’est pas un péché

La contradiction est frappante entre l’idée reçue d’un islam pudibond et la réalité d’une religion qui magnifie l’acte amoureux. Un droit absolu pour le fidèle aux yeux du Prophète.

L’islam serait puritain par essence, et les musulmans antisexe de nature. Voilà ce qui ressortait d’un sondage CSA publié dans Le Monde des religions en janvier 2005, selon lequel 72 % des Français considèrent que le Coran réprime la sexualité (contre 43 % pour le catholicisme et 38 % pour le judaïsme). Mais il se trouve que la réalité est à l’opposé de ces idées répandues sur la religion de Mohammed. D’abord, parce que s’il est un peuple, une religion, une langue où l’amour a une place primordiale, c’est bien dans le monde arabo-musulman. Pas moins de soixante mots existent pour exprimer l’amour, « comme les Esquimaux en ont soixante pour désigner la neige », a l’habitude de dire le cinéaste tunisien Nacer Khémir. Cela va de la simple inclinaison (mawadda) au transport total (tatayyum) en passant par la passion (ichq) ou l’agonie amoureuse (sababa). Pas un aspect, un détail, une caractéristique de ce sentiment que les musulmans n’aient étudié : ses symptômes, ses genres, ses états et ses remèdes.

Peuple amoureux par essence, les Arabes ont marqué de leur empreinte la poésie courtoise européenne du Moyen Âge et ont initié l’Occident à l’art de la séduction et de la galanterie. À l’instar d’Ibn Hazm, poète andalou du XIe siècle, ils considèrent que « l’amour n’est point objet d’aversion, ni tabou, pour la religion ». La tradition musulmane veut que celui qui aime et meurt d’amour soit considéré comme un martyr.

 

« La Moitié de la religion »

Mais l’amour n’est pas le sexe, dira-t-on. Là encore, on se trompe, car en islam la sexualité est une donnée allant de soi et un chapitre essentiel de la vie du croyant que les imams enseignaient au pied des colonnes des mosquées et dont les faqihs prenaient la défense, tel Al-Makhzumi, qu’on voyait agrippé aux tentures de la Kaaba, à La Mecque, et priant : « Ô mon Dieu, sois clément avec les amoureux, attendris les cœurs de leurs bien-aimés ! »

De fait, la religion du Prophète considère que la sexualité est un acte de foi et le plaisir un droit absolu. Contrairement au christianisme, elle réprouve le célibat et stipule que « se marier, c’est accomplir la moitié de sa religion ». De même qu’elle reconnaît et magnifie le plaisir explicitement. Aucun péché ne pèse sur le sexe, pas même le péché originel, qui n’existe pas en islam : Allah ne l’impute pas à Ève mais au diable, et accorde son pardon au premier couple de l’humanité.

Par conséquent, nulle trace d’un plaisir banni, pas de ceintures de chasteté ni de cadenas sur le ventre des femmes, encore moins de vœu de retraite indéfinie. Étant reconnue et vantée pour elle-même, la jouissance n’est pas assujettie à la procréation. Si l’acte sexuel aboutit à cette dernière : « Allah leur accorde [au couple] un enfant et le diable ne lui fera jamais aucun mal » (Al-Bukhari).

Plus encore, tout acte sexuel génère une récompense selon la tradition suivante. Le Prophète a dit : « Il y a une rétribution dans les rapports sexuels que vous avez. » Ses compagnons s’exclamèrent : « Ô ! Messager d’Allah, l’un de nous a assouvi son désir et il est récompensé en cela ? » Mohammed répondit : « S’il l’avait satisfait dans le haram [l’illicite] n’aurait-il pas commis un péché ? Ainsi, s’il l’assouvit dans le halal [le licite], il obtient en cela une récompense. »

 

Caresses et préliminaires

Le Prophète confiait aussi à ses disciples : « De votre monde, Dieu m’a fait aimer les femmes, les parfums et la prière. » Et s’il est vrai qu’il recommandait aux croyants de prendre garde au pouvoir de séduction des femmes – « Je n’ai pas laissé tentation qui serait pire pour ma communauté que celle que représentent les femmes pour les hommes » –, il ne voyait aucun mal à ce qu’on les aimât. On raconte qu’un homme était venu le voir pour lui dire : « Ô Prophète, il y a chez nous une orpheline demandée en mariage par un prétendant pauvre et un riche. Elle aime le premier et nous le second. » Mohammed répondit : « Il ne s’est rien décidé de mieux pour les amants que de les unir. »

Par ailleurs, il aimait à encourager aux préliminaires et caresses, affirmant : « Il est bon que le croyant joue avec son épouse avant qu’ils aient un rapport, afin d’augmenter son désir et qu’elle prenne autant de plaisir que lui. » On rapporta au calife omeyyade Omar Ibn Abdelaziz (682-720) que le Prophète aurait dit : « Ne la pénètre pas tant qu’elle n’a pas autant de désir que toi, afin que tu ne jouisses pas avant elle. Embrasse-la, fais-lui des clins d’œil, caresse-la, et lorsque tu vois qu’elle a atteint le même niveau de désir que le tien, pénètre-la. » Il recommandait enfin : « Lorsque l’un d’entre vous a un rapport avec son épouse et qu’il assouvit son désir, qu’il ne se presse pas jusqu’à ce qu’elle assouvisse aussi le sien. »

Dans l’imaginaire musulman, le Prophète est le parfait amant, car non seulement il savait honorer les femmes, mais il était doté d’une puissance sexuelle telle qu’il faisait, dit-on, le tour de toutes ses coépouses au cours de la même nuit. Prétendre à cette puissance est une ambition de tout bon croyant, mais une idée qui frustre plus d’un fidèle à la virilité chancelante… Et qui, surtout, choque les Occidentaux, pour qui la figure prophétique est, à l’instar du Christ, ascétique par définition !

En ce qui concerne les femmes, elles ont autant de droits que de devoirs, conformément à la loi « de bienséance » qui doit régir les relations entre époux. Contrairement aux idées reçues, l’islam n’a jamais défendu aux femmes le plaisir. Bien au contraire, il considère comme mauvais croyant celui qui ne leur en procure pas. Et permet à celles qui sont insatisfaites de demander le divorce et de l’obtenir. Les épouses contraintes à des pratiques qu’elles réprouvent peuvent en référer au juge. Ainsi, on raconte que les musulmanes forcées à la sodomie venaient jadis voir le cadi et renversaient leurs babouches, geste censé désigner cette pratique, pour demander justice.

Voilà pour ce qui est de l’islam des sources. Que la pratique, les mentalités ou les temps modernes aient rendu les musulmans puritains et répressifs à l’égard de leur moitié est une réalité qu’on ne saurait nier non plus. Mais il faut en chercher la raison ailleurs que dans le Coran ou la Sunna. 

Fawzia Zouari© Jeune Afrique

Sex & Islam 1.Sex Is Good For You by Muhammad Al-Akili

sex & islamSex Is Good For You

Information Taken From: Natural Healing With the Medicine of The Prophet, Translated & Emendation from original Arabic by Muhammad Al-Akili..

The sexual aspect of life has three basic purposes:

 

1. Conservation of the human race, and continuity of its kind until it reaches the total number of human beings intended by Allah’s (SWT) leave to experience life in this world, to fulfill the divine purpose, and to show gratitude to its Creator.

2. Ejection of bodily fluids from the body, otherwise, suppression or retention of congested semen can cause various kinds of serious illnesses.

3. Fulfillment of one’s desire, satisfaction of one’s sexual pleasure, and enjoyment of this blessing.

The latter is the only pleasure of such intercourse which is also provided in the heavenly paradise, whereby, therein three is neither ejaculation, natural discharge of bodily fluids, nor reproduction.
 

Sex is Good for You

Learned physicians find that sexual intercourse yields essential health benefits.

Galen attributes semen to the elements of fire and air, and describes its humors as hot and moist. This is because semen is rich in prostaglandins, which are hormonelike fatty acids found throughout the body and particularly in semen. Prostaglandins are primary nutrients that affect essential body processes, including blood pressure, metabolism, and body temperature among others. Hence, understanding the value of this most unmitigated and purest form of blood an its preciousness requires great consideration in discharging it.

This means to wisely value the reasons behind dispensing of this precious water of life for either conceiving a child, or emitting it through lawful sexual intercourse upon congestion.

In fact, congested semen which are retained for an extended period can cause various illnesses and infirmities, including obsession, habitude, lunacy, and even insanity, and sometimes, engaging in lawful sexual intercourse may aid in the recovery from such illnesses.

On the other hand, congestion and prevalence of semen for an extended period can cause its corruption, and turns it into a harmful toxin that the body cannot easily dispose of. However, sometimes, nature produces a spontaneous and involuntary emission of excess semen, usually during sleep, and without sexual intercourse.

Some learned predecessors have concluded that the human being should pledge:
 

1. To walk at least a certain minimum distance every day.

2. To feed his stomach at regular intervals, and not to extend fasting from food beyond the religious requirement.

3. Not to abstain from having lawful sexual intercourse, for a water well drains out if its water if its not used regularly.

Imam Muhammad ibn Zakariyya once said:

« Abstaining from sexual intercourse for an extended period weakens one’s nervous system, can cause obstruction of the urethra, and shrinks the penis. »

He added when he observed some people who vowed temporary abstention from sexual intercourse, that their sexual energy diminished, they suffered general weakness of their bodies, became doleful, lost their desire, and their digestive system became corrupt.
 

Hold on….Only Lawful Sex

Other benefits of lawful sexual intercourse include protecting one’s eyes from looking at what is unlawful, preserving one’s chastity, controlling one’s desire and lust against what is unlawful, and providing the same for his or her spouse. This will certainly provide the believing man and woman with innumerable benefits in this world and in the hereafter. Imam Ahmad alluding to abstention from sex, once said:

« I exercise patience when fasting from food and drink, though it is still difficult. »

He also reported in his collection of correct prophetic traditions that Allah’s Messenger (SAW) encouraged the believers to get married, saying:

« Get married, and conceive many children for I shall take pride in your number on the day of judgment. »

Ibn Abbass (RA) narrated that Allah’s Messenger (SAW) said:

« I get married, eat meat, sleep, stand up in night prayers, fast, and break my fast. Whoever disdains from my traditions (Sunnah) is not one of my followers. »

He (SAW) also said:

« O young men whoever among you has the means to establish a family, he should get married, for marriage preserves the chastity of one’s eyes and sexual organ, and whoever cannot afford to establish a family, he must fast from desiring sex, for abstention in that
case will protect him from sin. »

Ibn Abbass (RA) one said:

« We recognize that marriage is the best solution for two people who are in love. »

It is also narrated in the two collections of correct prophetic traditions that Allah’s Messenger (SAW) said:

Allah’s Messenger (SAW) also encouraged people to choose the young and fertile. On this subject, Mu’qal bin Yasar related that a man said to Allah’s Messenger (SAW):

« I found a beautiful woman from a noble family but she cannot bear children, should I marry her? Allah’s Messenger (SAW) replied, « Nay. » The man came back and asked a third time and asked the same question, Allah’s Messenger (SAW) turned to his companions and said: « Choose in your wives the fertile and the affectionate, for I shall take pride in your number on the day of judgment. »
 

Hmmm…So how about some Tips?

Imam al-Tirmithi narrated that Allah’s Messenger (SAW) said:

« It is among the traditions of Allah’s Messengers to marry, to brush their teeth, to anoint themselves with perfume, and to be circumcised. »

Prior to engaging in sexual intercourse, it is necessary for the husband to express his affection and love for his wife by touching her, caressing her, kissing her, and sometimes sucking her tongue. Jabir bin ‘Abdullah narrated that Allah’s Messenger (SAW) enjoined upon a man not to engage in sexual intercourse before caressing his wife.

It is also a prophetic tradition to take a complete ritual ablution (ghusl) after engaging in sexual intercourse and before retiring to sleep, and at least, to take a ritual ablution (wudu), should that man desire to reengage in sexual intercourse anew.

Upon climax, the innate heat transfuses throughout the entire body, and by taking a complete ritual ablution, the water refreshes one’s spirit, and ensures cleanliness and ritual purity. It also rejuvenates the body’s innate heat, musters its caloricity, and helps the gametogenous process. Almighty Allah (SWT) says:

« Verily, We have created man from Nutfah drops of mixed semen (discharge of man and woman), in order to try him, so We made him hearer, seer. (Al-Insan 76:2)

Concubinage : Le péché mignon par Nadia AYADI (Tunisie)

Concubinage : Le péché mignon par Nadia AYADI (Tunisie)
 
Plus qu’un phénomène de mode, plus qu’un style de vie, le concubinage est un véritable fait de société dans le monde. De plus en plus de couples optent pour l’union libre selon un choix philosophique ou financier. En occident, le concubinage a un statut et les couples le vivent au grand jour sans aucune contrainte sociale ou juridique. Chez nous, il est interdit par la religion et, sans l’être expressément par la loi, il peut tomber sous le coup de certaines infractions pénales… Le droit de la famille repose exclusivement sur l’institution du mariage. Ainsi il ne saurait y avoir de place pour un mode de vie qui n’aurait pas reçu une consécration légale… Pourtant, assez discrets, les concubins existent, localisés en majeure partie en milieu urbain et caché dans la sphère du privé. Qui sont ces concubins ? Femmes et Réalités a osé lever le voile sur un phénomène réel, encore tabou dans notre société, mais paradoxalement “toléré” chez une frange de la population.  
 
“Mon aide ménagère ignore que je ne suis pas mariée avec Moncef. Je ne sais pas ce qu’elle penserait de moi et préfère éviter de le lui dire.”  
 
Sihem fait partie de ces nouveaux couples qui ont décidé de vivre ensemble pour voir si ça pouvait marcher. Une sorte de “stage” en attendant le jour J. Ailleurs cette situation est légale et cela s’appelle concubinage! “Chez nous, cela est assimilé au “haram” dans la mesure où un couple doit être uni par les liens sacrés du mariage”, affirme Amel décontenancée. En plus c’est puni par la loi ! ”.  
 
Rien à perdre, tout à gagner  
 
Cependant, d’une façon générale, les concubins se désintéressent de la loi et la loi se désintéresse d’eux. Les tribunaux ignorent le concubinage qui peut toujours être librement rompu.  
 
Omar a trente cinq ans bien sonnés. Avec dix ans de carrière dans une multinationale, il a tout pour fonder une famille: appartement, voiture, avenir…mais il ne saute pas le pas pour officialiser son union avec Zohra cadre dans une institution. Pourtant, ils vivent ensemble depuis 3 ans. Il nous confie que le mariage lui fait peur: “j’ai vu autour de moi plusieurs de mes amis divorcer après moins de trois ans d’union. D’autres sont à couteaux tirés avec leurs femmes. Je préfère vivre une union libre que de courir le risque de mener une vie de couple désastreuse. Je vis sans les contraintes du mariage. C’est une situation confortable pour le moment. Si je ne m’entends plus avec ma compagne, chacun partira de son côté sans les tracasseries juridiques…”.  
 
A ce niveau, le concubinage semble simple : on s’aime, on vit ensemble et si par hasard cela ne devait plus marcher on se quitte. Quant “on se quitte”, ce sont souvent les hommes qui le font sans se soucier vraiment de la souffrance des compagnes qui, en général, lassées d’attendre le prince charmant se sont mis en ménage dans le but d’aboutir au mariage.  
 
Fatma et Lotfi s’aiment d’amour tendre. Elle est médecin, lui professeur de mathématiques. Ils s’aiment tellement qu’ils décident de se marier. En attendant le grand jour, ils vivent ensemble dans un vaste appartement. Ils sont adultes, majeurs, vaccinés et indépendants financièrement. “Mon père vit à l’étranger et ma mère, qui est universitaire, est au courant de ma relation. Elle est assez ouverte et cherche surtout mon bonheur. Elle n’a pas de tabou et moi non plus”. Qui donc peut s’opposer à ce choix? Et, surtout, pourquoi ? Pour l’amie de Fatma “étant donné qu’ils sont intelligents, cultivés ayant beaucoup de respect l’un pour l’autre et surtout qu’ils ont suffisamment réfléchi avant de faire ce pas, alors où est le problème? D’ailleurs y en a-t-il un?”.  
 
Le concubinage devient ainsi le principal mode d’entrée dans la vie de couple. La plupart des couples vivant ensemble, l’union libre n’est pas un choix de vie mais un tremplin vers le mariage. Quelque temps plus tard, le frère de Lotfi tombe amoureux et se fiance avec Houda étudiante. En attendant le mariage, pourquoi ne pas faire comme Fatma et Lotfi ?  
 
Un essai de vie commune  
 
Beaucoup se marient au bout de quelques années et, plus rarement, lorsqu’ils attendent un enfant. “Mon mariage a été accéléré l’année dernière parce que j’étais enceinte. C’était le facteur déclenchant pour officialiser notre relation”, affirme Sonia 36 ans, informaticienne.  
 
Il est à noter par ailleurs que le mariage précoce a quasiment disparu dans notre pays. D’après les statistiques, l’âge moyen du mariage des femmes est passé, en Tunisie, de 19 ans en 1956 à 27,8 ans aujourd’hui. Deux raisons majeures seraient à l’origine de ce phénomène. Tout d’abord la scolarisation massive et les études poussées des tunisiens. Les difficultés socio-économiques, bien réelles, ne sont qu’une raison apparente du retard du mariage. La dimension psychologique, une certaine appréhension de l’union, pour la simple raison qu’on ne veut pas rater son mariage: on prend toutes les précautions quitte à faire un essai de vie commune avant le mariage. Ce constat est valable surtout dans la capitale et particulièrement au sein des couches aisées. Quant on est issu d’un milieu instruit et relativement nanti, on a tendance à vouloir réaliser un modèle: vivre ensemble pour mieux connaître son partenaire et réaliser le mariage auquel on aspire.  
 
Mais on oublie souvent que vivre à deux sans contrat de mariage revient à vivre dans l’illégalité. A la peur du qu’en dira-t-on et de la sanction familiale s’ajoute l’angoisse d’être démasqué. Thouraya, 35 ans, est documentaliste dans un hôpital, elle vit chez Sami, séparée de sa femme étrangère et en instance de divorce. “Mes parents habitent dans le Sahel et ne savent pas que je vis avec un homme. Ils seraient choqués. Nous essayons d’être le plus discret possible, nous ne recevons pratiquement pas la famille et nous ne cherchons pas les problèmes”.  
 
Malgré tout, ils sont las d’être tout le temps sur leur garde. Ils sont ensemble par amour et s’ils ne sont pas encore mariés, c’est parce que la procédure de divorce de Sami dure encore.  
 
De la tolérance quelque part  
 
Les cohabitions commencent de plus en plus tard chez nous. La plupart s’établissent progressivement dans un logement qui devient commun: le processus commence en passant épisodiquement une nuit ensemble, puis l’un amène de plus en plus d’effets personnels chez l’autre pour finalement ne plus repartir. “Le fait d’être amoureuse est à l’origine de ma relation avec Fathi. Je suis née en France et mes parents y sont toujours. Alors que j’étais en vacance en Tunisie, j’ai connu Fathi chez une amie. Il était alors son compagnon. L’année d’après, en revenant pour les vacances, j’ai retrouvé Fathi par pur hasard dans une soirée. Il avait rompu avec mon amie et, comme il me plaisait, je me sentais plus à l’aise pour me laisser draguer. Depuis trois ans, je vis avec lui et j’ai eu la maladresse d’en parler à mes parents pour justifier mon non-retour auprès d’eux. Malgré leur ouverture d’esprit, ils me harcèlent depuis, pour que je fixe une date de mariage”. Opter pour la vie à deux nécessite malgré tout une sacré dose de courage dans notre société, même s’il est quelque peu tolérée.  
 
Wahida et Mourad ont le soutien de leurs frères qui n’y voient aucun inconvénient. “Nous vivons comme un vrai couple. Nous sortions ensemble depuis une année. Depuis quelque temps, Farid s’est installé chez moi. Nous avons l’intention de nous marier cet été”.  
 
Wafa et Salim ont appris à se connaître, ils se sont découverts mutuellement au fil des jours. Ils font les courses ensemble, partagent les tâches domestiques, définissent le budget du mois… Les choses se sont mises en place petit à petit. “J’ai découvert Salim dans les différents moments de bonne ou de mauvaise humeur. Ce n’est pas toujours facile. Actuellement nous avons la certitude de notre amour. Au début, nous avons tendance à idéaliser l’autre parce que l’on ne sait pas grand-chose de lui. Par la suite, on se découvre et on apprend à l’aimer tout entier. Un rythme de vie à deux s’est installé progressivement”.  
 
Un pas vers le mariage  
 
Une seule ombre au tableau de Wahida : “Mon entourage me rappelle tous les jours que je suis dans l’erreur parce que je ne suis pas encore mariée”.  
 
Même si ce n’est plus la famille qui est prédominante dans le choix du conjoint, l’homme a toujours le beau rôle pour officialiser sa relation quand bon lui semble. Quel que soit le niveau de la femme, celle ci espère toujours que son compagnon s’oriente vers le mariage. La famille a tendance également à laisser faire les enfants qui acquièrent de plus en plus d’autonomie, qu’ils ont du mal à gérer parfois, pour des raisons matérielles mais aussi pour des raisons sociologiques Le choix prend du temps avec cette tendance à cohabiter auparavant. Est-ce à cause de la démission de la famille? Les unions en dehors du cadre du mariage seraient d’autant plus alléchants que les jeunes auraient tendance à se détourner du mariage? Noura, universitaire, considère “qu’il y a des gens qui s’engagent sans se marier et des gens qui se marient sans s’engager”.  
 
Dans les cités populaires, le concubinage est beaucoup plus secret que dans les quartiers huppés. Si, dans ces derniers, une certaine permissivité existe et les couples concubins ont moins de contraintes sociales, dans les cités populaires, il est très mal vu, voire carrément rejeté et gare aux audacieux. Pourtant des couples le vivent, dans ces mêmes cités tout en donnant, aux voisins, l’aspect d’un couple légalement marié. Tel le cas de Hafsia, venue du Nord Ouest pour travailler en tant qu’aide ménagère. Sa relation avec Mokhtar, célibataire, la conduit au concubinage pour résoudre tout d’abord un problème économique mais aussi social dans la mesure où elle est considérée dans le quartier comme femme mariée, et jouissant de ce fait d’une plus grande liberté et de protection. Cela ne l’empêche pas de remplir son devoir envers sa famille en envoyant mensuellement un salaire à son père. Ce dernier, semble t-il, serait même au courant de cette relation illégale. Il aurait décidé de se résigner en attendant le jour où sa fille convolera enfin en juste noce, faisant taire les rumeurs dans le village.  
 
Le bonheur à deux  
 
Le concubinage peut également être une solution pour les personnes ayant connu l’échec du mariage. Ainsi, Mounira, 48 ans, responsable d’une unité de confection, est divorcée depuis cinq ans. Elle a connu Mohsen, 57 ans, dirigeant de sa propre entreprise de textile, également divorcé. Ils se sont rencontrés dans le cadre du travail et une idylle est née progressivement. “Il m’a beaucoup aidée alors que mon unité de confection connaissait de graves problèmes de gestion. Grâce à lui, l’affaire est de nouveau sur pied et connaît même des résultats très positifs. Je vis depuis avec lui et je ne pourrais jamais le laisser tomber. Même si nous connaissons de temps à autres de petits conflits, nous gérons le contentieux avec sagesse et je ne me déchaîne plus comme lorsque j’étais mariée”.  
 
Quant à Mohsen, il affirme: “C’était clair dès le départ, nous sommes ensemble pour l’échange et profiter de la vie. Nous n’avons rien d’autre à construire que le bonheur à deux ! ”  
 
Notre enquête nous a permis de découvrir également une forme insolite de concubinage. Après avoir été divorcés pendant 12 ans, Safia et Abdelhamid se sont remis de nouveau en ménage. Aujourd’hui, ils vivent ensemble depuis cinq ans. Safia raconte “que l’homme duquel elle a divorcé se comporte aujourd’hui autrement“. Durant le mariage, les problèmes financiers et la routine ont détruit notre couple. Avec le temps, nous avons acquis une autre forme de maturité. Aujourd’hui, nous redécouvrons notre sensualité. Notre plaisir en tout est totalement différent. Nous avons l’impression de vivre une formidable aventure. Nous vivons pleinement notre relation et, à notre âge, nous n’avons plus rien à prouver. Nous sommes libérés des inhibitions sociales et nous ne ressentons nullement le besoin d’officialiser notre relation. Nous avons retenu la leçon. C’est comme si notre concubinage était la continuation de notre mariage”.  
 
Cependant, dans notre société, on constate statistiquement que seul le mariage constitue la concrétisation de l’engagement. De l’avis de toutes les femmes qui ont témoigné, il est bien plus solide que la cohabitation parce qu’il permet aux couples de résoudre leurs difficultés en ayant l’assurance que les conflits ne remettent pas en cause leur projet initial. Le concubinage varie selon le monde de vie urbain ou rural et le milieu social. Toutefois, pour le moment, le mariage demeure le modèle le plus dominant même s’il intervient de plus en plus tard.