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L’hommage de Graça Machel à Winnie Mandela

C’est en des mots émouvants que la veuve de Mandela a écrit une lettre d’hommage à Winnie Mandela :

C’est avec un coeur lourd que je m’adresse à toi aujourd’hui.

Alors que je je lutte pour accepter ton depart , je trouve une certaine consolation dans le fait que tu t’es elevé pour devenir l’une des etoiles les plus brillantes dans le ciel ou tu demeureras eternellement et brilleras radieusement . Tu continueras de là haut à servir de guide à ta famille aimante , à ta nation reconnaissante , à notre Afrique bien aimée ainsi qu’au monde .

La vie extraordinaire que tu as menée est un exemple de résilience puissante et de passion inextinguible qui est une source d’inspiration pour nous tous sur la manière d’affronter courageusement les défis avec une force et une détermination inébranlable.
Merci pour ta sagesse brillante, ta défiance à toute épreuve et ton elegante beauté .

Heureusement , les etoiles brillent plus intensément pendant les heures les plus sombre. Je sais que tu continueras à illuminer notre ciel, même au travers des tempêtes et des nuages . Ton héritage sera une balise inspirante dans laquelle nous pourrons continuer à puiser des conseils et de la force pendant les temps difficiles.

Tu aimais ton peuple d’un amour inconditionnel et tu as sacrifié tellement pour notre liberté. Ma priere est qu’alors que des hommages à ta mesure te sont faits aussi bien chez nous qu’à l’étranger, xhacun de nous integre les valeurs que tu as contribué à modeler et à faire éclore .

En tant que Nation j’espère que nous resterons aussi fier et déterminés que tu l’a été dans la défense et la protection de nos droits. Comme la plus brillante de nos étoiles , tu continues à être la lionne qui protège ses enfants et ses petits enfants. Réchauffe leur coeur , afin que ton départ même s’il les secoue, qu’il ne brise pas leur esprit.
Ton Héritage est pérenne . Repose en paix car tu le mérites ma Grande Soeur.
Avec Amour et Respect pour toujours

Graça Machel Veuve Mandela

Traduction Nabou Fall

L’ambition : une question de genre ?

 « Les femmes bien élevées rentrent rarement dans l’histoire ! » Laurel Thatcher Ulrich 2007

Introduction

Je garde en mémoire le leitmotiv de ma mère : « ton travail sera ton premier mari ». En me le disant, elle me rappelait sans cesse sa propre  trajectoire de vie. Veuve à 20 ans, avec une petite fille de 4 ans. C’est l’éducation et le travail acharné qui lui ont permis de m’élever dans la dignité et de me donner le meilleur de tout.

Toute sa vie, elle s’est battue pour que ses enfants puissent avoir tout ce qu’elle même n’a pas eu. En retour, elle attendait de moi que je me batte pour ne jamais dépendre des autres. De toutes ses recommandations, il en est une qui m’a le plus marquée : « même si tu gagnes 100 000 F CFA, ils sont à toi. Avec cet argent, tu pourras te loger et subvenir à tes besoins, sans rien attendre de personne

J’avais alors 10 ans, et je n’ai jamais oublié. Habitée, pour ne pas dire obsédée par cet objectif permanent d’indépendance financière, j’ai gravi les échelons au sein de plusieurs entreprises avant definir par créer la mienne, il y a 10 ans.

Quelle perception les gens avaient-ils de moi ?  Admiratifs pour les uns, complexés pour d’autres et mal à l’aise pour la majorité. Je n’ai pas été programmée pour avoir un bon mari, mais plutôt pour avoir un bon boulot.Cela ne m’a pas empêché de rencontrer l’amour et d’avoir des enfants. Mais lorsque je me suis retrouvée mère célibataire, le conseil de ma mère a pris tout son sens. J’étais responsable de 2 innocents qui comptaient sur moi. Dans la posture qui était la mienne, se battre n’était plus une affaire de réussite. C’était devenu une nécessité, une question de survie.

Pourquoi est -ce qu’une femme ambitieuse est-elle généralement perçue comme agressive, voire détestable alors qu’un homme dans une situation similaire est loué pour son talent, son dynamisme, son entregent ?  Apparemment, l’ambition féminine dérange. Je ne vous dirai pas ce qu’est l’ambition, mais plutôt ce qu’elle n’est pas. En effet, être ambitieuse, ce n’est pas se prendre pour ce que l’on n’est pas. Ce n’est pas non plus être asexuée, froide ou méchante. Ce n’est pas aussi le STL ou « sexually transmitted » Leadership qui découle de faveurs obtenues au terme d’une promotion-canapé.

Non ! Ce n’est rien de tout cela et la fin, croyez-moi, ne justifie pas les moyens. Pour être prises au sérieux, nous devons nous-mêmes être sérieuses.

Être ambitieuse, ce n’est pas forcément viser à occuper un poste élevé dans la hiérarchie d’une entreprise ou dans une structure politique. C’est puiser dans son potentiel personnel pour se réaliser et, au terme d’un parcours du combattant, délivrer une valeur ajoutée à la communauté dans laquelle on vit. Avoir de l’ambition, c’est se poser en actrice du changement tout en vivant ses rêves sans complexes ni limitations.

C’est aussi, en retour, le droit d’exercer les fonctions méritées sans s’attirer des commentaires sexistes et discriminatoires. Combien de fois ai-je entendu des gens me dire: « Mme Fall, quand on vous voit vous avez l’air gentille, mais dès que vous ouvrez la bouche vous êtes comme un homme. »En pensant me faire un compliment, ces gens m’insultaient. Et je prenais mon air le plus aimable et leur répondais : « Je suis une femme qui fait ce qu’elle a à faire pour diriger convenablement une entreprise. »Comprenaient-ils le message que j’essayais de leur passer. J’en doute. A leurs yeux, leurs propos relevaient du compliment.

L’ambition, ce n’est pas gérer ou fonctionner comme le ferait un homme. Elle consiste à se réaliser à son propre rythme, à mettre en musique ses propres utopies, à leur donner corps, à assumer ses responsabilités entrepreneuriales et sociales, sans se soucier des quolibets et des à priori réducteurs.

Quand on examine les statistiques du Women Matter Africain de McKinsey, on note des disparités considérables entre l’Afrique de l’Ouest et le reste du continent. En effet, Nous sommes à la traîne. Comment faire pour rattraper ce retard dans l’accomplissement des Objectifs du Millénaire ?

Je vais prendre l’exemple du Rwanda où 64% des membres du parlement sont des femmes ainsi que 40% des membres du gouvernement. Dans l’espace CEDEAO, on est très loin de ce type de résultats statistiques. Néanmoins, le cas Rwandais nous prouve pourtant que c’est à notre portée et nous donne de l’espoir. N’est ce pas mesdames ?

Cet état de fait découle d’une politique délibérée du gouvernement et d’une volonté du Président Paul Kagamé de combler le Gender gap.  Notre rôle aujourd’hui,  au delà du networking et des réunions au sein de nos multiples associations féminines, c’est d’unir nos forces pour constituer un lobby fort et assez puissant pour pouvoir peser durablement  sur les politiques du genre dans nos pays.

Que devons nous faire ?

Il ne s’agit plus seulement de partager nos expériences, mais de nous inviter à la table où se prennent les décisions et d’influencer la conversation en faveur du rétablissement et de la consolidation de nos droits. Ce n’est pas une faveur que nous demandons, mais justice pour que nos ambitions puissent s’exprimer et que nos talents soient mis à profit du développement de nos pays.

Au delà de la volonté politique, nous sommes souvent notre propre frein. En effet,

  • Nous n’osons pas prendre le pouvoir qui nous est donné. Nous manageons en retrait par crainte d’être indexée comme arrogante. En face, les hommes n’hésitent pas. Comme le dit si bien Sheryl Sandberg, nous devons nous asseoir à la table car c’est notre droit et notre devoir en tant que responsables. Combien d’entre vous se reconnaissent ?
  • Le rêve de Cendrillon et de la belle au bois dormant ne nous appartient pas. Réapproprions nous les héroïnes africaines qui ne se mettaient pas en retrait : la Reine Pokou, Yaa Asantewaa, Aline Sitoe,  Amina de Zaria. Autant d’héroïnes effacées par les fables coloniales et les contes de Grimm. Au-delà des reines d’Afrique, nous avons nos aïeules : nos grand mères agricultrices ou commerçantes sont des exemples. Ma grand-mère que je n’ai hélas pas connue vendait du lait caillé dans les années 1940 et 1950. C’était une femme peule indépendante qui avait décidé de se prendre en charge et d’avoir son autonomie financière. Nos grands-mères ne pensaient pas aux congés de maternité. La grossesse et l’accouchement n’étaient pas considérés systématiquement comme des pathologies réductrices. Je me souviens encore de ma mère me répétant que l’accouchement n’est pas une maladie. J’ai donc eu mes Jumeaux un lundi matin. Et le mardi matin, je suis allée faire mes courses, comme si de rien n’était. Arrêtons donc de nous projeter dans des scénarii écrits par d’autres et qui risquent de briser nos ambitions et de freiner nos carrières. Une jeune diplômée touchée par le syndrome de Cendrillon réfléchira à sa vie de femme mariée professionnelle bien avant d’avoir rencontré le pseudo prince.

Do not Lean back !

  • Eduquons des filles sans complexes d’infériorité et des garçons féministes. J’ai personnellement gardé de mauvais souvenirs de mes cousins qui se la coulaient douce pendant que nous, les filles, devions assumer toutes sortes corvées de la maison pendant les vacances et les week-ends. Par conséquents, j’ai élevé mes fils à tout faire dans une maison : vaisselle, cuisine, rangement, ménage, nettoyage. Élevons des garçons qui sauront respecter et apprécier la place des femmes au sein de la société sans se sentir menacés ni diminués.

Le problème avec le genre c’est qu’il prescrit comment nous devons être au lieu de reconnaitre ce que nous sommes Chimamanda NA

 

  • Assumons nos compétences et notre savoir. Quand nous réussissons quelque chose nous les femmes avons tendance à sous-estimer nos prouesses er réalisations derrière une fausse modestie qui n’est autre que de la peur. La crainte d’être indexée comme prétentieuse. N’ayons pas froid aux yeux et n’hésitons pas à dire : cela a été une réussite parce que je suis compétente et j’ai travaillé dur pour parvenir à un tel résultat. Osons négocier pour obtenir ce que nous méritons et saisissons les opportunités qui nous sont offertes. Arrêtons de nous auto-flageller, de sous-estimer nos capacités et compétences. Yes you can !

WangariMaathai “ Plus vous vous élevez moins il y a de femmes “

 

  • Donnons-nous les moyens de nos ambitions et outillons nos aspirations. L’ambition n’est pas un vain fantasme. Rêvez de devenir Oprah Winfrey nécessite un talent des prédispositions et surtout beaucoup de travail. Il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir, il faut agir en conséquence. Moi j’adorerai être danseuse étoile mais cela relève de l’utopie dans mon cas. N’hésitons pas à identifier nos lacunes et à les combler. L’identification de nos points forts en convergence avec l’acquisition des compétences requises vous conduira vers le succès. Donc foncez et prenez en main votre destin !
  • Collaborons, soyons des mentors et des coachs pour nos sœurs. Soyons généreuses, partageons nos expériences et notre savoir. Conseillons-nous les unes les autres, inspirons-nous, motivons-nous et, paraphrasant Gandhi, je dirais soyons le changement que nous voulons voir dans le monde. Arrêtons les rivalités de bas étages basées sur des critères non professionnels,  arrêtons de juger les femmes non mariées et sans enfants. Il n’y a pas de secte, de caste, de cloison ni de séparation à faire lorsque les enjeux sont communs. La compassion féminine doit servir entre nous et non pas seulement dans notre style de management. C’est à nous d’écrire notre propre histoire.

 

  • A des postes de responsabilité, ne refusez pas de recruter une femme parce qu’elle est trop belle ou parce qu’elle vous semble trop brillante ou ambitieuse. Ou tout simplement parce qu’elle a un mari riche et puissant. Soyons objectives. Basons nos recrutements sur des critères rigoureux et professionnels. Sinon, les autres ne nous prendront pas au sérieux.  Notre rôle n’est pas de favoriser les femmes, mais d’être équitables.

« Il existe un endroit en enfer pour les femmes qui n’aident pas les autres femmes  » Madeleine Albright

 Invitons les hommes dans la conversation. Nous ne pouvons pas les exclure dans ce débat où ils doivent se sentir concernés. Nous ne sommes pas une bande d’hystériques anti-hommes qui se réunit pour pleurnicher- c’est pardonnable quand on a une peine de cœur – Mais dans le monde professionnel ou politique, nous devons sensibiliser les décideurs et les rallier à notre cause. Ne sont ils pas nos frères, nos pères, nos maris et nos fils ? Il nous revient de véhiculer le message qui va les motiver à embrasser ce combat qui est l’affaire de tous. Le nouveau féminisme tout comme l’ambition n’a pas de genre et doit être inclusif.

Extrait de Chimamanda TEDX Nous sommes tous des féministes:

 “ Une fois je discutais de genre avec un homme noir et il me demanda pourquoi est ce que je parle de mon expérience en tant que femme et non pas en tant qu’être humain? Etonnement, c’est le même gars qui parle souvent de son expérience en tant qu’homme noir »

Conclusion

Personne ne nous fera de la place si nous n’en faisons pas pour nous mêmes. J’ai eu mon premier poste de Direction à 29 ans, parce que quelqu’un m’en a donné l’opportunité et j’ai eu le courage de la saisir. C’était un beau challenge ! En tant  que Directrice dans des multinationales j’ai donné des opportunités identiques aux femmes et je suis heureuse de voir que plusieurs de mes collaboratrices ont évoluées vers des postes de responsabilités aujourd’hui.. Ma plus grande joie et fierté, c’est d’avoir identifié et recruté des talents féminins qui ont pu éclore en leader.  Le leadership ce n’est pas exclusivement diriger mais c’est ouvrir des chemins aux autres et assurer une pérennité de la connaissance et de l’excellence. En tant que femme professionnelle, Quel sera votre héritage?

Le genre compte. Les hommes et les femmes expérimentent le monde différemment .Le genre colore la façon dont nous expérimentons le monde . Mais nous pouvons changer. CNA

References:

Lean in Sheryl Sandberg

Nous sommes tous des feministes CAN

Reines d’Afrique Sylvia Serbin

Women Matter Africa Mac Kinsey

©Nabou Fall

Intervention au FEEF  Mars 2017 Abidjan Cote-d’Ivoire

There is strenght in weakness… 

You dont have to be always Strong, there is strenght in weakness. 

Life is a cycle with ups & down, a war front where we face daily challenges & overcome struggles.  They can be the loss of a loved one, a break Up, a necessary change of lifestyle , the  fight for survival , a chronic disease…
 It Has been a cliché to praise strong women & men , to do the apology of emotionless super heroes and forget that after all, we are all so human, So vulnerable,  So sensitive & breakable.   I think the trend pushing us into pretending to be strong & unbreakable is the greatest disease of our Times . We refrain from crying, avoid showing our heartaches & ignore the healing process attached to any brutal event that May affect our lives. Emotionally we need to allow ourselves to go through the process that will lead us to acceptance. Instead of doing so, we shut our feelings, pretend to be fine,  fake happiness & move on , unaware that we are broken inside. And unknowingly, ONE Day we have symptoms of PTSD (post traumatric stress disorder) caused by the absence of grieving from a traumatizing experience. Myself ,I have often appeared as being the Strong woman , the leading sister in control, seemingly happy & smiling through hell . I was taught that a strong woman keeps her pain to herself. I was raised as a Fulani not to show off my emotions & feelings & never to expose my weaknesses.  But life has taught me a different lesson:  I have come to realize that being down & low is a strenght that will allow me to heal properly , to have thinner scars , to repair the broken parts of me. Skipping that stage is what contributes to Create nervous breakdown,  bitterness & a feeling of unhappiness that can’t be explained or defined . Go back to your abandonned heartaches, list them, face them, evaluate their level of healing, act upon them , grieve, hate , cry, then soothe, forgive & start healing by mending your open scars. All the wounds you left open inside you, that may affect Your emotional well Being , allow them to be closed & heal as needed . Talk to whoever you need to , forget about the African « What People would think » drama ,after all they are as human & vulnerable as you are, ignore the How  society would judge  you » & share your suffering . If It means talking to a shrink , do It. If It means crying in the arms of your mother or siblings, do it, however you need to let It Out, just do It. Dont Keep that poison inside you , let It flow, let It build you, let It strenghten you , then you will be ready to move on permanently. 
Beware,  I Never said you should mourn forever but give It a timeframe that will allow you to come out of it refreshed not broken into pieces. We are not super heroes of fiction with magic Powers that Will Help us heal in minutes , We are just humans regardless of our age, position or gender , We have feelings , We have weaknesses, We have empathy & we cannot shut our human side in the name of appearing strong for the sake of appearances. 

Be empowered by your weaknesses 
Naboulove 

Help! you have just been through an Emotional Rape.

Inspired by my Divalicious girls Kiki & Jamjam

So what is an emotional rape?

You are used, called when one is bored, re-used then redumped. You wipe tears, listen to heartbreaking stories of painful love issues (among others), support in times of sufferings & yet you are ignored or dumped in times of glory. How does it feel to be used & reused. Feeling like a tissue or a disposable item or even a sugar cane stick sucked til there is no more sugar in it. So this is it. That painful, useless feeling that only someone you thought loved you as a friend or sister did to you. Sometimes they are even your friend or your sister, cynically.

We humans are just soo human & sometimes so inhumans in our humanity. Raped because our emotions are penetrated , showing their deepest & genuine side. We care, sympathize sincerely, feel the pain, carry a friend’s burden, open our home doors with love & care , with trust & we agree to share one’s part of pain . We look for acts of soothing faith, take time to listen & advise, comfort & analyze. Acting half as a confessional , half as a confidant & often helping one regaining self confidence. Somehow your presence seems like a way to absolve the sin of who has been guilty of loving the wrong person or trusting who was not trustworthy. By showing empathy, we tend to become the mirror in which one sees himself as a forgivable being worthy of love. Our listening ears & lack of judgement towards our friends’ situation gives him/her a license to be not-so-perfect, leaving him/her burden less & free of being imperfect. Isn’t that called restoring a self esteem? But it hurts to just face silence or absence when we only expected  a little care in return, even just a thankful attitude for the least.  Instead of an arrogant self sufficient behavior until next time. Or sometimes a phony fake “ forgive me if I have done anything to you” if we make the mistake to complain. None of us being Angels , why not just accept the fact we misbehaved & just say : forgive me for acting so selfish. So how many times have you raped a friend emotionally ? And when were you last the victim of an emotional rape?
“Be empowered because you are powerful”
©
Naboulove

The Devil Was Once An Angel

She came to me crying , shaking & shivering. « What’s wrong Diana? » I asked. I could hardly hear  her voice under the sobs , but the words « slapped “ & “me » she muttered ,made me boil instantly. It wasn’t the first time she was coming to me with complaints about Musa’s behavior. Last time he was upset because she went out with me for lunch, and he snapped because according to him, she was dressed like a prostitute . I am quite shocked by his current Amnesia, her sexy chic  style was what attracted him to Diana. Another time, he threw the plate in her face whilst they were having dinner, just because there was a slice of tomato « you know I hate tomato » was his excuse. The once charming, loving & so friendly Musa was obviously turning into a controlling, jealous & violent monster. Maybe was he just showing his real colors.

This time, the controlling behavior & verbal abuse escalated into a physical abuse. I was looking at my friend’s miserable & sad face even though she was covered with diamond jewelry, carrying the latest Chanel Bag & the keys of the latest Range Rover thrown on my table. He obviously spoiling her with all the things a woman could dream of  but the more he was showering her with gifts, the more the abuse as if she had turned into his private property. « Stay at my house «  for few days was all I could suggest to Diana. With a frightened glance, Sobbing she declined my offer “ thank you  but I can’t, It will be worse”. She was shaking  with fear… Seeing her like this was giving me goose pimples.

I knew that calling him or talking to him would create more problems for Diana. So I swallowed my pain & anger. I just faced  her & asked: “honestly is it the first time that bastard touches you”. Surprised & embarrassed by my question, her tears filled eyes gave me an even sadder look. At that exact moment, she reminded me of the sheep about to get slaughtered. I was expecting an answer, even a lie. But she stayed mute. Her silence was a crystal clear answer…I could hardly imagine that lovely elegant well mannered Musa with his velvet voice & good looks kill a fly so to picture him using Diana, my strong & fearless childhood friend, as a punching ball was a vision of horror. Painful vision. Her fairytale has turned into a living nightmare. And the Angel turned into a Devil…

As she was wiping the black tracks left by the dripping mascara on her face, she attempted a forced smile « he threatened  to kill me if I leave him« .

I replied upset but  trying not to express my anger by shouting  at her:” I know he will kill you if you stay”. She just got up hugged me as if it was the last time, took her Chanel bag & her car keys & walked with uncertainty towards the door. I knew deepdown inside me that she was sending herself back to hell. But what more could I do than offer her my home? Until she decides for herself knowing that his endless promises “Baby it is the last time, I love you so much, I will never touch you again.” Lies. Lies. Deadly lies.

To all the woman abused, verbally, physically , emotionally. Do the right thing before it is too late.

“Be empowered because you are powerful”©

©Naboulove™