La Kinoise, mythe ou réalité ?

Des ballades de Franco aux déhanchements  légendaires et habiles de Mbilia Bel , la femme de Kinshasa  , la « Kinoise » authentique a toujours suscitée fascination et respect dans toute l’Afrique. En effet suite à la politique d’authenticité imposé par Mobutu, la Kinoise s’est retrouvée forcée à adopter d’élégantes et seyantes  tenues Africaines , ce qui peut être a contribué  pendant des décennies à entretenir le mythe qui en faisait l’une des femmes les plus élégantes d’Afrique Centrale. Reconnues pour avoir tour de main, elles attachaient leur pagne avec une dextérité inégalée , laissant deviner la naissance de leur jambe perchées sur des talons vertigineux. Quel Brazzavillois, Ivoirien ou Kenyan n’a pas fantasmé sur la Kinoise représentée alors par des artistes telles que Mpongo Love, Abéti Masikini, Mbilia Bel ou Tshala Muana. D’aucun gardent  un souvenir vivace de cette conférence de chef d’Etat à  Yamoussokro en Côte d’Ivoire ou la Reine du Mutuashi a fait chavirer les têtes de plusieurs chefs d’Etats hôtes du vieux sage Houphouët –et le « vieux » lui-même d’ailleurs-. La Kinoise , le pire  cauchemar de la Brazzavilloise qui jusqu’à présent la qualifie de «  prédatrice » et de «  voleuse de mari ». Réputée de l’autre côté du fleuve Congo pour leur art culinaire , ainsi que leur beauté et leur séduction, les Kinoises , selon la légende urbaine en cours à Brazzaville, auraient  fait trembler plus d’un ménage. Néanmoins , avec les mutations dans la société au cours des 15 dernières années, le mythe de la Kinoise immortalisés par les peintres et Musiciens est-il toujours une réalité aujourd’hui en RDC ?


Le regard des artistes

La célébrité et le talent des artistes ex « Zairois » a certainement joué un grand rôle dans l’entretien du mythe. Kinshasa ou Kin Kiesse n’était-elle pas la capitale de la joie ? Les plus belles chansons d’amour Africaines reste sans aucun doute les rumbas du grand Zaire « congolaises » qui ont bercés nos enfances , avec des chansons phares de  Franco telles Mamu, Ah Mamu personnage intemporel qui nous renvoie à nos désirs secrets ;Masu ou la cougar  manipulée par le gigolo dans Mario? Portraits de femmes qui s’imbriquent si bien dans nos sociétés contemporaines. Je pourrais citer Simaro. Mayaulas, Carlito, Josky Kiambuta, Tabu Ley ,Madilu tous poètes ou plutôt troubadours dont la femme , et surtout la Kinoise haute en couleur est l’inspiration. En replongeant dans ces classiques mais aussi  plus récemment dans les rythmes enchanteurs de Koffi Olomide, Ferre Gola ou  Fally Ipupa,  on y  retrouve la femme congolaise.Une large diffusion de la musique Kinoise à travers le continent a créé une véritable passion et un engouement pour tout ce qui touche à la culture Kinoise. L’éclosion de nouvelles danses véhiculées dans toutes les capitales d’Afrique par les vidéos clips et ou se déhanchent avec souplesse et agilité des danseuses hyper sexy joue aussi un rôle majeur dans la construction du mythe. Mais la musique n’est pas le seul vecteur  cette spécifité culturelle Congolaise et plus spécifiquement de l’image de la femme Kinoise. Des artistes peintres et Maitres Congolais, de renommée internationale tels que Ndamvou , Lema Kusa mettent souvent en scène les femmes congolaises, affairées ou nonchalante, mais toujours séductrices et un brin aguichante sans pour autant se départir du fameux «  Mama pesa nzoto kilo ». Et essayez de les réinterpréter , je sais que vous vous y retrouverez les filles. Hmmm peut être. Ah la Kinoise! Combien de fois ai-je admiré mes tantes perchées sur leur talons aiguilles, le pagne nouée avec élégance et le libaya au design élaboré ? J’avoue que seule une vraie Kinoise a  pu me donner gout à l’art de porter le pagne, le transcendant en pièce « Fashion ».
Quelques fois au détour d’une rue Kinoise, je retrouve le profil type de la Kinoise mythique qui  me ramène à la femme noire telle que Senghor l’a magnifiée dans sa poésie « femme nue femme noire Vétue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté… » un hymne à la création humaine qui nous réconcilie avec notre identité. Dans les chroniques savoureuses du professeur Yoka Lye qui décrit avec espièglerie la kinoise « Moseka » , On ne peut que sourire en se retrouvant çà et là au fil de la lecture des traits de caractères caricaturés mais qui ravivent en nous une certaine nostalgie…
©Naboulove

Copyright Kabibi 07/ 2011

In fact … I am sexblind & I didn’t know it can be harmful…

      

I recall my mother’s warnings when I was 19  “ stop calling every man your brother” or you will never have one… I was like “ WTH”? I was quite a different kind of person , I was raised in the idea that I should arrive a virgin at my wedding & all sorts of ideas that seemed quite strange for a young lady who went to a very elitist French boarding school. My mum never forgot to remind me that those values she was tirelessly repeating inside my rebel brain were what kept my people alive & made the strength of Fulani culture. So here I was traveling all over the world , in US, UK etc.  staying in 5 stars hotels with my mum , shopping on avenue Montaigne , Faubourg Saint Honoré & the then Champs Elysées ( for those who remember when Paris was Paris). My school mates at l’Ermitage were children of Cartier CEO of those days (Alain Dominique Perrin), the late Guillaume Depardieu, French Tycoons, etc. I was not in need of anything, enjoying the cool life of a spoilt Teenager in those days. Not really knowing where it came from I already had plenty brothers (white) in school (lol) , am sure they know themselves. So I was literally color blind, never really judged someone from his origins or else, we were friends & it was enough for me. But there was a world between color blindness & sexblindness. So I thought they just liked me coz I was cool ( the guyz) & it took me few years to figure out that in fact “they liked me as a woman” . Oh my God … Since all my friends  kept telling me their sexescapades , after 20 I was in University & still a virgin ( wonder why since the whole world was my family)… Anyway years passed by & I realized that In fact my sex blindness could have been misinterpreted by many males with an excessive flirtatious (I was just being friendly) behavior. In fact I have developed the very bad habit  of addressing my issues to men (I unilaterally considered as my friend’s & brother without their consent) in theexact same  way I would to a woman friend of mine. And it just started flashing a red light in my mind now that I passed 40. I started thinking back remembering male friends who have hoped certainly ( motivated by my friendly ways) & who ended up discouraged. And the person who draws the attention to me is a very good “brotherfriend” of mine I went  to visit recently in Lagos who asked me if I had changed? And I asked him : how? Do you still pretend you don’t know a man is chasing you? Oh Boy … SHAME ON ME. so that was it the Naked truth. And shamelessly going a retrospective on my life I came up to the following conclusions (slightly influenced by pseudo-freudian wild imaginings :

1-My father being dead when I was a child I was looking for a safe protector in each man (maybe…)

2-I was afraid from being unlawfully disvirgined … issue solved now

3-Just protecting myself unconsciously from men’s ..

4-Fear of falling in love, fear of separation & its ultimate consequence: pain

5- None of the above: genuinely thinking of the boys like I think of my girls genuine, simple friendship

6-Denying my feminity; playing tomboy whilst exulting feminity ( paradox personae #naboulovism)

7- Just being a self sufficient bitch

8- Pretending in order to protect myself without hurting the other

9-Honestly I am just being my weird self

10-Maybe I thought that my brain & intellect would suppress any man’s desire for Me, now you know why you are single girl…

Waouw Naboulove auto Analysis part 1…

“Be empowered because you are powerful”

©Naboulove